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Contrôle de la teneur en Aflatoxine Le laboratoire de mycotoxines de l’ITA accrédité par le COFRAC

Le Comité Français d’Accréditation (COFRAC), a accrédité le laboratoire de mycotoxines de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), selon la norme NF EN ISO/CEI 17025. L’information a été donnée, hier à Dakar, par le Directeur général de l’ITA, le Dr Mamadou Amadou Seck.

« L’accréditation de notre  laboratoire de mycotoxines selon la norme NF EN ISO/CEI 17025, est en droite ligne avec la politique de qualité  nationale et sous-régionale, à savoir disposer de laboratoires  accrédités de contrôle qualité de référence et compétents dans leur domaine d’activités », s’est réjoui le Dr Mamadou Amadou Seck, Dg de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA).

Il s’exprimait lors d’une rencontre avec  la presse. A l’en croire, cette reconnaissance internationale de ‘’notre savoir-faire’’ leur permet de mieux appuyer les autorités dans les prises de décisions concernant la gestion de la sécurité sanitaire des  aliments, en vue de la protection de la santé des consommateurs. Cette accréditation initiale couvre une période  de quatre ans, à partir du 2 janvier 2017 au 31 décembre 2021, et porte spécifiquement sur le contrôle de la teneur en  aflatoxine dans les denrées alimentaires.

Pour Directeur général de l’ITA, c’est la quatrième année consécutive que ce laboratoire de mycotoxines assure le contrôle des aflatoxines dans les graines d’arachide destinées à l’exportation, dans le cadre du protocole d’accord  que le gouvernement du Sénégal a signé avec la République populaire de Chine. « Il est clairement stipulé que l’arachide exportée doit répondre également aux exigences des normes nationales de la Chine en matière de sécurité sanitaire des aliments, et les laboratoires de contrôle doivent avoir une certaine compétence », a-t-il soutenu. En termes de formation, dira Dr. Seck, le laboratoire de mycotoxines est en partenaire avec les universités sénégalaises et les écoles de formation pour l’accueil d’étudiants en stage académique ou en formation modulaire. D’après Babacar Bèye, chef de Laboratoire, cette accréditation vient à son heure car elle sera un atout pour gérer scientifiquement les données. « C’est vrai, on parle beaucoup de l’arachide, mais on s’intéresse également aux autres  spéculations comme le maïs et le riz. Récemment, nous avons fait un maillage à l’intérieur du pays pour voir la qualité de ces spéculations », a expliqué M. Bèye. Ainsi, il a souligné que le problème  de l’aflatoxine, ce n’est pas seulement l’arachide, mais aussi sur les produits dérivés. « Le malheur est que ces aflatoxines restent  intactes lors  la cuisson, même jusqu’à 200 degrés », a-t-il précisé.  Ce dernier a préconisé un tri sévère car les moyens pour lutter contre l’aflatoxine  vont défauts. Selon un communiqué, le COFRAC est désigné, en France, comme unique instance nationale d’accréditation. Ses évaluations de candidats à l’accréditation sont menées sur la base des normes européennes et internationales en vigueur. En effet, l’accréditation atteste de la conformité aux exigences de qualité et de la compétence technique du personnel.

Zachari BADJI

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