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CONVENTION DE MINAMATA SUR LE MERCURE  Le projet d’évaluation initiale est sur les rails !

Le Sénégal a organisé, hier, un atelier de lancement du projet d’évaluation initiale de la convention de Minamata sur le mercure. Les travaux ont abouti à d’importantes recommandations.

En 1932, une usine pétrochimique de l’entreprise SHIN NIPPON CHISSO rejetait des métaux lourds, en particulier du mercure, dans la baise de Minamata au Japon. Les effets ont été aussi graves qu’incurables : troubles du système nerveux, rétrécissements du champ visuel, tremblements, convulsions ou paralysie.
Le souci d’assurer une gestion appropriée du mercure et d’empêcher que de tels évènements dramatiques ne se reproduisent à l’avenir, a amené les Etats à adopter un traité international juridiquement contraignant : la convention de Minamata sur le mercure. Le Sénégal en est signataire depuis le 11 octobre 2013. Dans un environnement de plus en plus industrialisé, il est apparu nécessaire de vulgariser ladite convention auprès des institutions nationales compétentes, parmi lesquelles la Direction générale des Douanes. D’où l’organisation de cet atelier de lancement du projet d’évaluation initiale de la convention.
Les échanges ont notamment porté sur la situation nationale sur le mercure. Les catégories de sources du mercure ont été identifiées ainsi qu’il suit : la combustion du pétrole, du gasoil, le charbon, la production du ciment, le déversement incontrôlé et l’incinération à l’air libre des déchets, la production artisanale de l’or.
Les participants ont aussi abordé le projet d’évaluation initiale de la convention. L’essence de ce projet est la mise à jour des informations existantes sur le mercure et la nécessité de mettre sur pied un comité national Minamata. Les composantes du projet sont : l’établissement d’un mécanisme de coordination et d’un processus d’organisation, de validation et d’implémentation du rapport de l’évaluation initiale de la convention. Les résultats du projet se résument à l’atteinte de l’objectif de la convention à travers de la bonne exécution des missions dévolues aux administrations concernées. A l’issue de l’atelier, des recommandations ont été formulées : la création du comité national Minamata regroupant toutes les parties prenantes ; le contrôle des importations et des exportations des produits du mercure ; la sensibilisation à l’utilisation des énergies alternatives.

Rahmatoulahi Bouchra KEBE

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