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Coopération- Macky Sall doit-il revoir les accords avec les pays ?

  • Date: 11 décembre 2015

Agences et Ong poussent comme des champignons dans notre pays. Elles se chevauchent presque toutes et interviennent dans des domaines comme l’éducation, la santé, la microfinance… C’est comme si tout l’argent du Sénégal retournait vers ces soi-disant faiseurs de miracles. Dans les zones rurales, elles font des ravages auprès des populations souvent analphabètes. Alors que dans les zones urbaines, c’est toujours le goût du luxe. Faut-il un audit, pour éviter le double emploi.

Depuis la fin des années 1980, on assiste à un grand rush des Organisations non gouvernementales (Ong) ; des structures nées comme par enchantement et dont le rôle consiste à soutenir les politiques de développement. Mais, assiste-t-on vraiment à un réel changement dans les domaines de prédilection de ces hommes et femmes qui ne sont pionnières que dans des domaines réservés.

Hier, les coopérants débarquaient dans notre pays avec leurs familles et  occupaient des logements conventionnés et aménagés d’une manière simple. Les sociétés qui faisaient appel à ces compétences étrangères avaient pignon sur de grands espaces. Avec toutes les grandes directions pour une entreprise unie et prospère, il y avait des espaces verts, des lieus de détente, des aires sportives. Et dans ces sociétés très liquides, on arrivait même à allier boulot et sport. De grandes équipes sportives sont nées. Et dans des disciplines comme le football, le basket, l’athlétisme. Et cela donnait des résultats impressionnants.

C’étaient pour la plupart des ingénieurs, des professeurs, des médecins, des techniciens supérieurs. Des personnes souvent très modestes, la tête pleine. De grands cadres qui formaient les compatriotes sans tambours ni trompettes. Look simple : treillis, chaussures de sécurité. Ils étaient sur le terrain. Accessibles et dynamiques, avec un sens aigu des relations humaines. Ils supervisaient tout et le travail était bien accompli. Heures supplémentaires bien payées, travail à la chaîne, horaires souples. Les travailleurs n’avaient même pas besoin de crier. Il y avait des stages à l’étranger, des perfectionnements…  Et cela se ressentait au niveau des familles. Dans les ateliers, les coopérants participaient au montage, à toutes les activités, sans peur de tremper dans l’huile noire.  Au niveau de la santé, ils étaient les rois. Dans l’enseignement, les cours vous captivaient. Certains offraient même des heures supplémentaires pour des mises à niveau monnayées, aujourd’hui. Aujourd’hui, même le langage des coopérants a changé. Le Président Abdoulaye Wade ironisait un jour, sur ces séminaires de « renforcement de capacités ». Un moyen juste de se faire de l’argent.

Aujourd’hui, la coopération a pris des allures mercantiles. Ceux qui débarquent des pays du Nord, du G20 ou du G8 posent les conditions avant même de prendre le premier vol en classes affaires. Logements dans les quartiers huppés, avec piscine, jardin, ou appartement au centre-ville. Salaires à donner la myopie, véhicules tout terrain, sécurité. Et pour les enfants, l’établissement qui ne fait pas grève, c’est-à-dire les collèges où le jour du bac, on distribue des chocolats pour évacuer le stress des candidats. Ces coopérants arrivent, pour disent-ils appuyer nos secteurs en léthargie. Regardez un peu la crème sortie de l’école polytechnique, du lycée Peytavin, des sociétés comme les Ics, la société des chemins de fer, etc. Ils sont là, isolés. Mais des hommes et femmes pétries de volonté, Sénégalais et patriotes. As dans leurs domaines.

Éducation, santé, infrastructures. Derrière leurs bureaux cossus, ils pianotent sur leurs ordinateurs et passent en revue les cours appris à la va-vite. La nouvelle coopération entre les pays pauvres et les pays riches s’inscrit dans une ligne droite : séminaires, rencontres, colloques, mise à niveau, atelier de partage, etc.

Il ne se passe pas un jour, sans que les fonctionnaires, les retraités, les « kharkatoumatt », les autorités, bref toute une élite se retrouve au cours de ces banquets, pour discuter, à longueur de journée et présenter mémorandum, rapports… Et les thèmes sur la santé des enfants, la lutte contre la pauvreté, le monde rural  sont les vaches laitières. Et jusqu’à présent, vous ne verrez pas les résultats. Quelques cas isolés. Aujourd’hui, les moulins à mil, forages sont à mettre dans cette liste.

Mais ce qui mérite attention, c’est ce volontariat à sens unique alors que nous sommes les autoroutes du développement. Pourquoi les jeunes sénégalais ne se rendent pas, dans ces pays pour apprendre. Aujourd’hui, les espèces pélagiques, comme le « thiof », les œufs de poisson sont vendus comme pas possible aux ressortissants des pays asiatiques. On « triche » nos coutumes et l’on revient pour nous prendre toutes nos maigres ressources au grand bonheur de ces populations d’ailleurs. Toujours en bonne santé. Alors que le taux de malnutrition est de plus en plus inquiétant. Pourquoi certaines stars séjournent dans notre pays. C’est parce que dans ce Sénégal qu’on devait classer parmi les pays riches, nous avons des trésors en matière gastronomique, culturelle, artisanale, économique.

Il est donc temps de revoir tout cette coopération, où on parle de milliards versés à des hommes et femmes, que l’on nous impose. Signer ne signifie pas décaisser de l’argent et le ranger dans des mallettes. Si ce scénario existait, cela resterait dans le cercle fermé de ces pays dits riches.

Ndèye DIAW

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