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COORDINATION DE MANKO WATTU SENEGAAL Gackou chargé de mener « la révolution »

  • Date: 20 octobre 2016

On ne change pas un cheval qui gagne. Malick Gackou, patron du Grand parti, dont le mandat en tant que coordonnateur de la coalition Manko a expiré, a été reconduit pour deux autres mois après un consensus obtenu par les leaders.

Tout indique alors que le leader de ce jeune parti a convaincu par sa hargne à faire face au régime de Macky Sall. Il accueille les leaders au niveau de son siège, se charge des déclarations. Pour ce faire, il abhorre un certain ton, celui du Général de guerre conscient de sa mission de galvaniser les troupes et de les pousser de l’avant pour gagner la guerre.

Le problème est que Gackou est convaincu d’avoir en face un dictateur. Il a qualifié le Président Sall de tel, notamment lors de leur dernière marche avortée de ce vendredi. Gackou qui soutient qu’il faut « libérer le pays », croit devoir mener une forme de révolution.

Ce faisant, il n’a pas le même style qu’un Idrissa Seck ou Mamadou Diop Decroix. Ces derniers, très éloquents du reste, s’en limitent à la dialectique, au stade des idées, des arguments contradictoires.

Avec Gackou, c’est un autre style. Celui de la confrontation verbale ou physique. Il adopte la tactique de la terre brûlée en travaillant à neutraliser l’adversaire au point de ne lui donner aucune chance. Ce faisant, il s’approche de la démarche de Wade. Ce qui est important pour lui, c’est que la confrontation soit rude et que l’adversaire ne puisse plus se relever.

C’est pour cela qu’il a surpris plus d’un. Le Gackou qui semblait posé, attentionné, à la limite timoré, surgit comme un lion avec une soif de « sang » qui étonne et détonne.

C’est pourquoi ses homologues leaders ont renouvelé son mandat. Ils ont enfin eu le leader qu’ils espéraient avoir : Un combattant qui n’a pas peur.

Cependant, il faudra que l’opposition se convainque du fait que la hargne ne suffit pas. Les batailles politiques doivent obéir à une dynamique qui suscite l’adhésion du peuple.  Les stratégies va-t’en guerre et jusqu’au-boutistes ne paient pas toujours.

Manko a autant besoin de la dextérité de Mamadou Decroix, du sens de la communication de Idrissa Seck, de la hargne de Ousmane Sonko que de la finesse intellectuelle de Abdoul Mbaye, sans oublier la fourberie de Oumar Sarr, et j’en passe.

Comme quoi, la stratégie doit être concertée, réfléchie et s’inscrire dans une longue durée en intelligence avec les lois de ce pays et sa stabilité.

Macky a déjà mis de l’eau dans son vin en laissant entendre que dorénavant, il faudra que les marcheurs discutent avec les autorités administratives pour éviter ce type de quiproquo connu ce vendredi. Il ne faudra pas rejeter cette main-tendue, même s’il a ajouté qu’il ne laissera pas s’installer l’anarchie, histoire de sauver la face.

La bataille est aussi de crédibilité face à une opinion publique qui ne tolère pas la violence, qu’elle soit issue de la force coercitive de l’Etat ou du désir de résistance face à ce que d’aucuns appellent une dictature.

Grosso Modo, il faudra tout faire pour que la confrontation soit celle des idées et des stratégies saines politiques et que les états-majors politiques travaillent à convaincre le maximum d’électeurs.

Il y a trop de tension dans l’air. Et de la tension inutile. Or, notre démocratie est déjà mûre par elle-même. Il ne faudrait pas alors que les acteurs politiques fassent preuve d’immaturité au point de saper les acquis démocratiques.

Assane Samb

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