COP 21- La paille et le Jatropha : le Sénégal a ses sources d’énergie !

L’Afrique retient son souffle. Le sommet sur le climat a vécu. La  France s’est battue pour assurer une bonne couverture de l’événement. C’est normal. Aujourd’hui, le continent attend le bon moment, pour un suivi et un financement de ses projets. Et le Sénégal est dans ce lot. Mais a-t-on besoin d’attendre, trop longtemps, pour penser à ces énergies propres comme la paille et le Jatropha. Oui, la paille. Utilisée au Sénégal, comme aliment de bétail. Une énergie utilisée en Hongrie. Et comme alternative aux autres énergies. Dans ce pays de l’Est, des villes sont éclairées à partir de la paille. Un moyen qui permet aux maires d’économiser sur la facture d’électricité.

De la paille, comme il en existe dans les zones rurales sénégalaises. Après la moisson, les cultivateurs se retrouvent avec des tonnes et des tonnes de paille. La seule issue pour ces gens payés seulement, tous les ans, l’ensachage. Des paysans qui pourraient être des actionnaires. Ce qui leur permettrait d’avoir d’autres sources de revenus. Une idée qui permettrait aux collectivités locales, de ne plus chercher des sources de financement difficiles, avec l’Acte III de la décentralisation. Des revenus, pour le pavage, l’entretien des espaces verts, la réfection des écoles, etc. Ainsi, beaucoup de bourgs, de hameaux seront éclairés. Avec un accès aux infrastructures de base. Beaucoup de secteurs dérivés de l’agriculture vont décoller. Une meilleure aviculture, un élevage de qualité. Des villages qui vont devenir des mini villes.

Il y a quelques années, le Président Abdoulaye Wade avait initié l’ère des biocarburants avec le « tabanani » ou le Jatropha. Des sociétés comme la Sococim se sont rapidement appropriées le projet. En développant des pépinières de Jatropha pour leur permettre d’avoir une énergie alternative. Des milliards dans les caisses de la société. Pourtant, certains n’avaient pas cru en cette révolution énergétique. Impossible n’est pas Sénégalais. Des biocarburants qui peuvent même aider les compagnies aériennes. Le Sénégal voire l’Afrique a de grandes étendues non exploitées. Le Sénégal vendrait même de l’énergie sur le marché mondial. Pourquoi pas ?

Il urge donc, pour les collaborateurs du président de la République, de devenir des « phileas Fogg », pour courir le monde. Pour que Macky Sall insère ces milliers de jeunes, freine l’exode rural et donne au monde paysan sénégalais, une lueur d’espoir. L’Apix, le ministère de l’Énergie, l’Aser ont une feuille de route.

Ndèye DIAW

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