Contributions

COP21 et après ? (Par Elie-Charles Moreau)

  • Date: 14 décembre 2015

 La grand’messe de prise en charge de la poignante question qu’est le climat est en train d’épuisement dans Paris qui, depuis le vendredi 13 novembre 2015, n’est plus « une fête ». Parce qu’on y a criblé de balles le devoir et le droit au plaisir. Parce que qu’on a voulu y tuer la Liberté et la Fraternité. Parce qu’on y a atteint la vie de femmes et d’hommes candides et qui n’eurent de tort que le légitime désir de meubler un début de fin de semaine. Depuis lors, Paris a mal au cœur. Paris mutilée. Paris sous psychose. Mais Paris en résistance comme en 40. Paris qui espère et va se relever. Paris qui, déjà, se relève et répond à ses bourreaux et détracteurs par un gigantesque pied-de-nez. C’est le sens qu’il faut donner à « Sa volonté » impérieuse de maintenir la Cop21. Et nous serions, pour sûr et à raison, « sept milliards », moins les zigotos, à oser crier « bravo ».

Mais, quand les lampions s’éteindront, que laïus, rapports et solennelles révolutions seront rangés en tiroirs et archivés en armoires, il va rester l’essentiel. On recommencera, universellement, à vivre les mêmes problèmes. Car nous dépendons du pétrole, du gaz, de l’électricité et d’intérêts non conformes à nos espérances et autres urgences africaines. Et la surpopulation, la rurbanisation, tout autant les ravalements et sur-constructions d’immeubles « à usage d’habitations ou de bureaux », ne sont pas pour alléger les noises et aléas qui ont fini de déterminer et le monde et notre quotidien.

C’est dire que les maux et mots qui frappent notre planète et nos vies sont encore plus profonds et plus inquiétants qu’on l’imagine : ils transcendent la question du climat et ce qui en dérive et seraient liés à de plus préoccupantes équations : le désastre des marées noires, la destruction de la stratosphère, la raréfaction de l’ozone et de l’oxygène, la pollution des rivières, des fleuves et des océans par le mercure et les autres déchets des industries chimiques, les dépotoirs atomiques ouverts aux abords des villes ou délocalisés, secrètement à prix d’or pour faire perdurer le cycle millénaire de nuisance des sols et sous-sols des afriques, en particulier. Mais le grand péché dans le monde actuel, c’est le gâchis. Imaginez que, chaque jour, dans le monde, des milliers de forêts sont déclassées et anarchiquement déboisées, des milliers de terres arables se perdent, accroissant les régions désertiques en tous les continents.

A Paris, c’est l’à-venir de l’humanité que l’on (re)joue. Prions que ce ne soit pas au poker ou juste pour du temps à perdre en conclaves non utiles au Bourget ! Si tel était le cas, à n’en point douter, le fait n’aurait de réels responsables que les suprêmes chefs et affidés de la Communauté des nations (et non pas des peuples !), consensuellement alliés, à dessein d’accomplir pour la pensée moderne, quelque chose comme « la volonté de Dieu » chez les croyants les plus douteux et les plus obtus. Ce qui équivaudrait à une imposture de force 7 à l’échelle de Diogène ! Au fait, qu’est-il advenu du protocole de Kyoto ? De celui de Rio ? De celui de Durban ? Et de celui de de Copenhague ? Rien que le sort, en toutes latitudes et en tous temps, réserve aux solennelles résolutions qui, au vrai, ne font qu’encombrer les tiroirs des hautes administrations des Etats.

A Paris, donc, à part le réflexe sécuritaire né des attentats terroristes et/ou la peur d’éventuelles prises d’otages de classe exceptionnelle, on ne fera pas mieux que dans toutes ces capitales sus-citées. Et alors ? On se rendra vite compte que Paris, en fait(s), n’était qu’un autre chapiteau (un de plus !) dressé à seule fin de nous présenter des numéros déjà vus ; comme on servirait du réchauffé à des gens quasi crevant de faim. On aura écouté plus d’une centaine de laïus de 180 secondes et, sans se faire des illusions, on notera que des recommandations ont encore été formulées autour de savoureux petits fours et de fraîches boissons. En fonction des affinités idéologiques ou des degrés de fascination des uns sur les autres, on aura pris de belles photos de groupe. On aura perçu de somptueux perdiems dans des stands somptuaires. On aura aussi échangé de tendres salamalecs, des cartes de visite et autant d’aurevoirs d’amitiés calculées. Et puis quoi ? Extinction de lampions et retour à la case-départ !

Quand le Président Macky Sall refoulera le tarmac de l’aéroport Léo Senghor, il ne mettra pas long temps pour s’apercevoir que le climat fait toujours des siennes, que nous demeurons comme embarqués en « bateau ivre », que la température à Dakar est d’extrême canicule en pleine saison d’hiver et qu’il ne se passe toujours pas grand’chose du côté de chez…  « les citoyens ordinaires ». Ainsi, trop peu d’heures, de secondes et de tierces lui suffiront, pour se convaincre que « Son Sénégal » est toujours le même : un pays, certes magnifique, mais toujours très rural et à mutation trop lente, je veux dire, une grande nation, hélas pas spontanément évolutive parce qu’étant toujours en situation d’assistée comme, du reste, tous les « pays pauvres très endettés ».

Alors, par instinct de survie et légitime souci de conserver «son fauteuil, il lui faudra parer au plus pressé : balayer dans et devant ses portes directes, régler la question de durée de son mandat, celles de la burqa et des propos, tout autant des thèmes, absolument interdits aux imams et ulémas en leurs prêches ; de vendredi en particulier. Il lui faudra faire un tour complet du propriétaire. Non pas se limiter à un énième jeu de chaises musicales, mais, froidement, procéder aux chamboulements et grandes orientations que la majorité écrasante des électeurs, naturellement, attend de lui comme autant de pressantes urgences.

On le voit et le vit pleinement déjà : « Ideurissa » est encore « debout » et ne fait ni dans la dentelle ou le getzner ni dans la « tortuosité ». Gackou (en rat des villes aussi bien qu’en rat de champs) est en train de creuser son trou. Me Mame Adama Gueye et Diagne Fada s’exercent eux aussi à vulgariser leurs images, à forger leurs concepts, à marquer leurs territoires. Ils ont choisi et choisi d’accomplir leurs chemins ; à dessein nous vendre des désirs.  « Ayssata », en ce point, n’a encore pas dit son dernier mot. Quant à « Khalifa », il a montré ses couleurs et nul ne doute plus de sa candidature.

Il a raison, je l’avoue. Et à côté des tribuns sus-cités, combien de trublions et autres charismatiques postulants à la suprême magistrature de Sénégal ? Pas moins d’une dizaine de « locomotives » en perspective. Tout un monde, quoi. Excepté Karim Wade qu’aucun des potentiels candidats, en son for intérieur, ne souhaite, de sitôt, voir hors de la Mac de Rebeuss. Parce qu’il paraît avoir prédestination de troisième larron ou d’être la plus sérieuse menace pour tous les  «concourants », sinon le cinquième Président de la République (ni monarchique ni dynamique) du Sénégal. Mais, enfin… On n’est encore bien loin des engagements et  promesses qui, dans 97 pour cent des cas, de Machiavel à aujourd’hui, ne sont que vents en vain soufflant. Au fait, pour atténuer, voire irradier, le réchauffement climatique, à qui se fier ? A Dieu et en « Yalla baaxna » ? Aux mécènes institutionnels ou autres bailleurs de flouze ? Oh ! … Elémentaires questions de routine, je vous jure. Et vive la Cop22 qui, dit-on, est déjà mise en branle !

Elie-Charles Moreau

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