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COP23: Merkel et Macron confirment leurs ambitions

C’est un petit garçon d’une dizaine d’années qui a inauguré ce segment de haut niveau. Venu de Tailevu, une province des îles Fidji, Timothy a été invité à la tribune pour raconter la destruction de son village par la montée de la mer.

Le secrétaire général des Nations unies António Guterres a ouvert la séance en insistant sur l’importance de l’engagement du secteur privé pour atteindre le maximum de 1,5°C d’augmentation de la température, annonçant une contribution importante du secteur privé américain l’année prochaine, malgré la décision du président Trump de sortir de l’Accord de Paris.

Le segment présidentiel a débuté avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a affirmé la volonté de son gouvernement de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne d’ici 2020. Très attendue sur la sortie du charbon en Allemagne qui lui permettrait d’atteindre son objectif, la chancelière n’a rien promis. « Il faut d’un côté atteindre notre objectif climatique. Mais il faut aussi se préoccuper des questions sociales, des problèmes liés à l’emploi, quand on parle de la réduction de la part du charbon dans notre mix énergétique. Nous ne pouvons pas non plus négliger les questions économiques : il faut que l’énergie soit économiquement accessible », a-t-elle déclaré.

Lorsque ce fut son tour, Emmanuel Macron a tiré la sonnette d’alarme dès le début de son discours. « Le seuil de l’irréversible a été franchi », a-t-il affirmé. Le président français veut secouer la planète. Et pour redonner du souffle à l’Accord de Paris signé il y a deux ans, le président français tente de trouver une parade au retrait américain. « Les villes et le secteur privé américains sauront compenser la totalité de l’engagement américain », a-t-il assuré. La question sera au coeur du sommet de Paris sur le climat le 12 décembre prochain.

Le président français, Emmanuel Macron, a appelé l’Europe à compenser le manque de financements du Groupe d’experts du climat de l’ONU, lié au retrait américain. Le GIEC, chargé de produire une synthèse régulière des connaissances, «  est aujourd’hui menacé par la décision des Etats-Unis de ne pas garantir les financements  ».

Je souhaite que l’Europe se substitue aux Américains. Malgré leur retrait, pas 1 centime ne manquera au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). La France sera au rendez-vous. 

Tout au long de l’après-midi, les appels au secours des pays victimes climatiques ont résonné dans la salle de conférence. Ont-ils été entendus au-delà de la simple compassion ? Rien n’est moins sûr.

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