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Corriger le code minier, pour respecter les droits humains Le RJPDH s’érige en bouclier.

REWMI.COM-  Le Sénégal doit corriger les failles de son code minier de 2003, dans le souci de mieux prendre en compte, les intérêts de l’Etat et les droits des populations. Aussi le réseau des jeunes pour la promotion des droits humains (Rjpdh) qui a organisé hier un panel sur le thème ‘’droits de l’homme et exploitation minières au Sénégal’’ compte porter le combat pour réduire les aléas liés à l’exploitation minière.

Pour s’associer à la bataille de la société civile sénégalaise, visant à influencer la reforme du code minier et à garantir la protection juridique des Droits de l’homme, et surtout des jeunes dans le secteur minier, le réseau des jeunes pour la promotion des droits de l’homme a tenu, hier, un panel sur le sujet. « En tant que plateforme de jeunes, notre réseau entend mener certaines actions pour que ce code soit renforcé », a renseigné la présidente dudit réseau. Marième Soda Mbacké de poursuivre : « Ce panel, en partenariat avec la Fondation Naumann à l’endroit des jeunes issus de différentes organisations de la société civile et de défense des droits de l’Homme, a pour objet, de mieux imprégner la jeunesse, des enjeux du code minier, mais aussi, pousser cette cible à réfléchir sur des stratégies et des actions à mener ». En l’en croire, les moins de 24 ans représentant 34, 5% de la population, constituent la tranche de la population la plus touchée par l’exploitation des ressources minérales. Ils sont victimes de nombreuses atteintes graves et massives aux droits fondamentaux tels que le droit au logement, à l’alimentation, au travail, à un niveau de vie décent, et exposés aux minerais radioactifs dangereux sans une réelle norme de sécurité assimilable à de pires formes de travail et de traite de personnes, mais aussi l’exploitation sexuelle des jeunes filles avec des risques élevés de contraction de maladies sexuelles transmissible, tel le VIH/sida qui pose, de ce fait, un réel problème de santé publique.

Les secteurs miniers, figurent parmi les six secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent (PSE). Ils sont retenus pour porter le taux de croissance de l’économie sénégalaise à 7% sur les dix prochaines années. L’objectif spécifique est de promouvoir un développement socio-économique durable. Aussi, depuis la découverte de plusieurs gisements de ressources minérales (Or, Pétrole, Gaz, Phosphates, Fer, Zircom etc.), l’exploitation des ressources minières au Sénégal est-elle devenue une activité économique majeure du pays. Cette rapide croissance a suscité de nombreux espoirs de développement au sein de la nation. « En effet, l’exploitation minière devait contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations par l’augmentation des ressources de l’Etat et donc, sa capacité à assumer les dépenses publiques liées à l’éducation, la santé, le logement, l’emploi. Mais surtout, une contribution au respect des Droits de l’Homme au Sénégal », a expliqué Marième Soda Mbacké. Elle affirme cependant que : « ce secteur, bien qu’ayant contribué, dans une certaine mesure, à l’économie nationale, l’histoire de l’exploitation minière du Sénégal reste émaillée de cas de catastrophes humaines, qui ont des conséquences néfastes ». Pourtant, note-t-elle, un arsenal juridique international, régional, sous régional et national a été élaboré pour renforcer la gouvernance minière dans un environnement de paix. Et de citer : « l’Etat du Sénégal s’est doté, depuis 2003, d’un code minier et de son décret d’application promulgué en 2004. Et malgré ces instruments de protection et de promotion du secteur, les problèmes demeurent, et les femmes et les jeunes constituent des victimes non négligeables ».

 

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