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« Corruption » alléguée sur les enquêtes de moralité des ministres : Le malaise s’installe chez les Renseignements généraux

Suite à notre papier d’hier sur la colère de Me Wade contre les bulletins des renseignements généraux, des proches du président de la République et des services de renseignements sont montés au créneau. Les uns pour réclamer le départ des ministres indésirables, les autres pour vouer aux gémonies les auteurs corrompus de ces enquêtes de moralité. Le malaise est déjà perceptible chez les Rg.

Source : L’Observateur
Un scandale de plus sous l’alternance! Des éléments des services de renseignements accusés d’avoir tronqué ou manipulé les enquêtes de moralité de certains ministrables. Et aussi surprenant que cela puisse être, l’atmosphère est assez délétère dans les milieux de la police et de la gendarmerie qui ont produit les bulletins de renseignements sur certains ministres du gouvernement de Hajibou Soumaré. Sous couvert de l’anonymat, des sources proches des services de renseignement affirment sans ambages que les auteurs des enquêtes de certains ministres ont été soudoyés. Et, allant plus loin dans leur réquisitoire contre la corruption qui gangrène leurs milieux, nos interlocuteurs flinguent également le président de la République. «La faute incombe en partie à Me Wade qui fait actuellement du traitement croisé en associant la police et la gendarmerie. Ce qui fait qu’une partie des services de renseignement est basée au ministère de l’intérieur, alors que l’autre est logée à la présidence de la République », déplorent nos sources. Revenant sur la « démarche idéale » pour faire une enquête de moralité, un de nos interlocuteurs confie : « Il faut d’abord une enquête sur le voisinage de la personne, sur son lieu de travail et sur la véracité de ses diplômes ». A l’en croire, à cause des relations de proximité que les « enquêteurs » ont avec les « enquêtés » et de la corruption, des cas de cafouillage et de tripatouillage du contenu des bulletins de renseignement sont toujours notés. Du côté de la présidence de la République, l’on ne trouve pas de mots assez durs pour tirer sur certains ministres déclarés indésirables. Ces derniers étant accusés soit d’avoir triché au bac soit d’être de mœurs légères. Un autre ministre est également soupçonné de détournement de deniers publics lorsqu’il était en service à l’université.


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