Le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, poursuivi pour meurtre, le 4 juin 2015. © Sia Kambou/AFP
Le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, poursuivi pour meurtre, le 4 juin 2015. © Sia Kambou/AFP

Côte d’Ivoire : le procès des officiers pro-Gbagbo reporté une dernière fois

Le procès des officiers pro-Gbagbo, accusés d’avoir commis des exactions durant la crise post-électorale de 2010-2011, est renvoyé au 3 août prochain. Il s’agit d’un « ultime » report, a tranché lundi 27 juillet le tribunal militaire d’Abidjan.

Une nouvelle fois, l’avocat du commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, était absent lundi 27 juillet, devant le tribunal. Cette absence a provoqué un troisième report depuis l’ouverture du procès le 9 juin dernier.

« Le tribunal exceptionnellement renvoie » le procès d’« une semaine », a annoncé Tahirou Dembélé, le président du tribunal . « Ce sera l’ultime renvoi, je dis bien l’ultime renvoi ! », a-t-il martelé, visiblement agacé.

Le 21 juillet dernier, le procès avait déjà été renvoyé en raison de l’absence du défenseur d’Anselme Séka Yapo, poursuivi pour « meurtre ». Joël N’Guessan, ancien ministre chargé des Droits de l’Homme et actuel porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), l’accuse d’avoir tué son garde du corps, Yapo Akaffou Léon Arsène, durant la dernière crise post-électorale.

Reporté au 3 août

Ce procès implique neuf officiers, dont deux piliers de l’appareil sécuritaire sous Laurent Gbagbo. Il avait été interrompu une première fois parce que les avocats de la défense réclamaient des « preuves » ou, le « cas échéant », « l’exhumation du corps d’une victime en vue d’une autopsie ». Cependant, l’examen du corps de la victime n’a finalement pas permis de déterminer la cause exacte du décès.

Surnommé « Séka Séka », Anselme Séka Yapo est poursuivi pour « assassinat » et « blanchiment d’argent aux fins d’achat d’armes ». La prochaine audience, prévue le lundi 3 août, doit être consacrée aux dernières auditions des prévenus, aux réquisitions et aux plaidoiries, selon le tribunal.

Jeune Afrique avec AFP

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