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Coupe abusive de bois : les exploitants forestiers dézinguent Haidar….

  • Date: 20 août 2015

 Les déclarations de l’ancien ministre de l’Environnement Ali Haidar, relatives au trafic abusif de bois, n’ont pas plu à l’Union nationale des coopératives des exploitants forestiers du Sénégal (Uncefs).

En conférence de presse conjointe hier avec le ministère de l’environnement Abdoulaye Baldé, l’Uncefs accuse Haidar de développer son business au non de l’écologie. Pis, déballe le président de l’Uncefs, Abdoulaye Sow Haidar n’est qu’un prétendu activiste écologiste faisant feu de tout bois  alors qu’il n’a rien a fait quand il était aux affaires pour stopper la coupe abusive de bois. Bien au contraire, révèle-t-il, Haidar a agrée des scieries et des Gies gérés alors que la tendance était à la baisse. Sur un ton corrosif et très incisif, Sow de marteler qu’il ne restait à l’ancien ministre de l’environnement la vocifération et l’agitation, à l’image d’un syndicaliste. En termes clairs, lâche-t-il, Haidar n’est jamais parvenu  à faire avancer le service forestier. Toujours est-il que selon le président de l’Uncef, la mangrove fait vivre des individus qui captent des ressources  provenant de l’extérieur. Faisant allusion à Haidar, l’Uncefs parle de saupoudrage de l’exploitation de la mangrove développant ainsi leur business au non de l’écologie. Se lavant à grande eau, l’Uncefs précise que pour ce qui est des stocks de bois, les exploitants disposent de permis de coupe valables deux mois pour aller couper le bois d’artisanat, le circuler vers les zones de consommation ou le déposer dans des zones autorisées par le chef de service régional des Eaux et Forêts. Aussi l’Uncefs dit-elle non à la coupe abusive de bois tout en invitant la population à se ceindre derrière le service forestier pour stopper l’exploitation irrationnelle de la forêt.

… Et se dit en phase avec le chef de l’Etat….

La décision prise par le chef de l’Etat d’ordonner la coupe de bois agrée l’Union nationale des coopératives des exploitants forestiers du Sénégal. Outre d’être en phase avec le président  Sall, l’Uncefs demande au Gouvernement de saisir la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction  (Cites) pour dénoncer la situation qui sévit dans nos frontières.  En quoi faisant ! Le président de l’Uncefs propose l’intervention combinée des forces de défense et de sécurité (Eaux et Forêts, Armées, Douanes …) et l’installation complète de l’hivernage empêchant les activités de débardage dans certaines zones au niveau de la frontière. Néanmoins, l’Uncefs prévient que la pratique illicite de coupe de bois pourrait reprendre s’il y a pause de cinq à six jours de pluie. «Nous nous  devons  d’être vigilants pour préparer le mois d’Octobre afin d’éradiquer définitivement ce fléau constaté et engendré en Gambie», averti Mr Sow. Non sans préciser que l’écart est béant et le fossé abyssal entre ce qui se passe à la frontière gambienne  par rapport au niveau national. Pour jouer sa partition, l’Uncefs a décidé de mettre en place des comités de sensibilisation sur l’exploitation irrationnelle des forêts pour enrayer le fléau. Un appui qui s’est déjà matérialisé par la production de 500 plants dont 100.000  cailcédrats  dans le cadre du reboisement, un plant, un sénégalais. Le ministre de l’environnement Abdoulaye Baldé a pour sa part souligné que l’Etat va apporter la riposte à tous les niveaux, d’abord au niveau opérationnel ensuite au niveau institutionnel. Un contrôle  et une surveillance accrue qui se traduit sur le terrain par des patrouilles et des opérations menées de manière fréquente, avec à la clé des résultats importants salués par l’ensemble des acteurs et des amis de la nature. Dans la même veine, le ministre informe que l’Etat va aussi légiférer, ceci pour  renforcer la répression et les sanctions. Ce qui va, selon lui, dissuader certaines personnes qui seraient tentées de nuire à l’environnement.

Salamraky

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