Accueil / SOCIETE / COUPS ET BLESSURES, OUTRAGE ET RÉBELLION À AGENTS Le videur de «la boule» attrait, plaide la démence

COUPS ET BLESSURES, OUTRAGE ET RÉBELLION À AGENTS Le videur de «la boule» attrait, plaide la démence

Mais qu’est ce qui a bien pu se passer dans le tête du sieur Cheick Tidiane Sène pour qu’il ose se rebeller et lever la main sur deux agents de la force publique? Si l’on en croit ses explications, il était dans un état de démence et ne savait pas ce qu’il faisait.

Source l’Observateur
Les faits datent du 16 juin passé au soir, précisément aux environs de 23H. Si l’on s’en tient aux déclarations des parties civiles Assane Ndiaye et Aliou Gadiaga tous deux officiers de police, le sieur Cheick Tidiane Sène les a attaqués, muni d’une barre de fer et d’un tournevis. D’après Assane Ndiaye, il était dans son bureau quand son collègue, qui avait déjà terminé son service, est entré pour lui demander s’il allait rentrer maintenant. Et il lui a répondu que non, il n’avait pas encore fini. En revanche, il l’a prié de l’attendre pour qu’ils rentrent ensemble, car ils habitaient le même secteur. Aliou Gadiaga, qui a cédé à sa demande, s’est retiré à l’extérieur du poste de police pour aller griller une cigarette. Quand soudain il a entendu des cris, il est sorti de son bureau pour s’enquérir de la situation. Une fois dehors, il aperçoit un homme qui s’en prenait à son collègue, une barre de fer et un tournevis à la main. Perplexe, il essaie de calmer l’assaillant et se heurte à son refus catégorique d’obtempérer. Mieux, il lui assène un coup de barre sur la tête. Ses propos seront corroborés par ceux d’Aliou Gadiaga. Celui-ci a soutenu que le mis en cause l’a trouvé debout et lui a frappé la barre de fer au point de lui casser le bras. Surpris, il avait du mal à se remettre de ses émotions quand son agresseur est revenu à la charge.. Cette fois, il ne se laisse pas faire et réplique. Il l’empoigne et ils tombent tous les deux à terre. C’est alors que ses collègues sont venus à la rescousse. Tandis que le prévenu, lui, soutient mordicus qu’il ne sait rien de ce qui s’est passé. Ce dont il se rappelle, C’est tout juste qu’il a quitté son quartier et se rendait à son lieu de travail, le restaurant «la boule» et est passé par Grand Dakar. Par la suite il s’est réveillé à la police et a même demandé aux officiers pourquoi il était sur les lieux et ils lui ont répondu qu’il le saura une fois au tribunal. Poursuivant sur ses affirmations, il a précisé au tribunal qu’il est souvent sujet à des crises de démence. Dans ces cas-là, il se trouve dans un état second et n’est plus conscient de ses actes. Tous ses signes, fait-il noter, sont apparus depuis qu’il a été séquestré et attaché à Diourbel : pour un rien, il s’emporte. Tandis que les parties civiles, eux, pencheraient plutôt pour des représailles. Le matin même des faits, le prévenu a eu une altercation avec un charretier au marché Grand Dakar, ont expliqué les agents. Suite à cette altercation, il a confisqué la charrette de son antagoniste pour l’emmener chez lui. Quelques heures plus tard, c’est un élément de la police de Grand Dakar qui est allé le réveiller, afin qu’il restitue la charrette. Et c’est cela, selon les parties civiles, qui l’a mis hors de lui et l’a poussé à venir attaquer le premier officier qu’il voit en tenue. Quant au procureur, convaincu de la culpabilité du mis en cause, il a demandé à ce qu’il soit condamné pour le délit de coups et blessures volontaires à 2 ans ferme et pour rébellion à agents à 1 an ferme. Par contre, il a requis la relaxe pure et simple pour le chef d’outrage à agents. Les avocats de la défense ont plaidé la démence et ont demandé une application bienveillante de la loi pénale. L’affaire a été mise en délibéré pour demain.


À voir aussi

Kolda : Une mystérieuse maladie décime le cheptel

Après les fortes intempéries de juin dernier qui ont décimé une partie du cheptel à Linguère, …

Dahra: Trois individus dont un Malien arrêtés pour vol de bétail

La gendarmerie de Dahra a mis aux arrêts trois individus ; dont un ressortissant malien, pour …