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COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES- Un Chinois bastonne son patron pour une augmentation de salaire

 Pour demander une augmentation de salaire, le Chinois Cai Pei Hua a retrouvé son patron dans sa chambre avant de le bastonner. Cet acte lui a valu, hier, une comparution à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar pour Coups et blessures volontaires (Cbv).

Un fait insolite a été jugé, hier, à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar. Le Chinois, Cai Pei Hua, s’est présenté devant son patron pour lui demander une augmentation de salaire. Il s’en est suivi une bagarre au cours de laquelle, le patron a été malmené par son employé. Sur ces entrefaites, Qiu De Ju, par ailleurs, patron du prévenu, a déposé une plainte au commissariat de Bel Air pour Coups et blessures volontaires (Cbv). « En effet, j’ai déposé une plainte contre le nommé Cai Pei Hua parce qu’il m’a blessé au visage et à l’œil. Ce sont ces blessures dont je souffrais qui m’ont valu mon internement en observation à l’hôpital. J’ai bénéficié d’un certificat médical de 21 jours », déclare le boss devant les enquêteurs. Ses propos ont été confirmés par le prévenu qui a donné sa version des faits. Selon lui, il est bien l’auteur des Coups et blessures volontaires (Cbv) dont souffre le sieur Qiu De Ju. « Il m’a recruté depuis la Chine, en tant que responsable de tout le matériel mécanique équipant les bateaux de pêche qu’il exploite pour le compte de sa société. Suite à une altercation pour une affaire d’augmentation de salaire, je me suis bagarré avec lui », déclare l’employé.

Avant de poursuivre : « C’est mon patron qui, alors que je me tenais debout à ses côtés pour une réponse à ma demande, m’a injurié avant de me jeter à la figure son téléphone portable qu’il avait par devers lui. Après ce geste de mépris, je me suis emporté et je l’ai attaqué en lui portant des coups avant que les autres personnes qui partagent le même appartement que nous, n’interviennent pour nous séparer ». Absent lors du procès, hier, le patron avait au préalable manifesté son désir de retirer sa plainte, dès lors que son agresseur qui se trouve être son employé commence à regretter son acte et est prêt à lui présenter ses excuses. Invité à prendre la parole pour son réquisitoire, le procureur a requis l’application de la loi. Pour sa part, la défense a plaidé la requalification des faits en violence et voie de fait. Sur ce, la robe noire a plaidé pour une application extrêmement bienveillante de la loi.

En rendant sa décision, le juge a suivi les plaidoiries de la défense en requalifiant les faits en violence et voie de fait. Toutefois, le tribunal a condamné le prévenu à une peine de trois (3) mois assortis du sursis avant de donner acte à la partie civile de son désistement.

Cheikh Moussa SARR

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