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Coupures de courant : Le Dg de la Sénélec viré

Alea jacta est, le sort en est jeté pour Cheikh Diakhaté, L’Establishment a finalement lâché Cheikh Diakhaté, désormais ex Directeur Général de la Senelec. En effet, le successeur de Samuel Sarr à la tête de ladite boîte est passé à la trappe. Une mesure du Conseil d’Administration, prise hier au cours d’une réunion tenue en catimini dans les locaux de la direction, sise à la Vincent , Et qui sera portée à l’attention du commun des Sénégalais dans la matinée, sinon au cours des prochaines heures. Un limogeage qui était prévisible, eu égard aux infinies difficultés que vit la boîte, notamment les coupures intempestives. Lesquelles ne sont que la face visible de l’Iceberg, Nous avons enquêté pour en savoir plus.

Source : L’Offfice
Qu’est-ce qui a bien pu emporter Cheikh Diakhaté ? Face à cette lancinante question, une source proche de la Senelec soutient que « la crise énergétique a fini par atteindre un point de non retour ». Et notre source de poursuivre, pour cibler « les difficultés que vit la Senelec , depuis un certain temps, et qui se résument à une anémie financière et organisationnelle sévère, aux retards d’investissements structurels cumulés, bref à l’absence de politique énergétique claire et précise». D’ailleurs, pas plus tard que le vendredi 06 juillet dernier, les travailleurs de la « boîte des ténèbres », par l’entremise de la CSTS (Convergence Syndicale des Travailleurs de la Senelec ) avaient exigé de l’Establishment le règlement définitif de ce qu’il est convenu d’appeler le « cas Senelec ». En clair, les travailleurs ne réclamaient ni plus, ni moins « qu’une prise en charge conséquente et transparente du dossier de la boîte », notamment l’approvisionnement en combustible, mais aussi le versement des compensations à leur entreprise, afin de relever sa trésorerie. « Aussi, poursuit notre source, ne cessaient-ils d’exiger le départ du désormais ex Dg, Cheikh Diakhaté, pour ne pas le nommer, « avant qu’il ne soit tard ».

Les dessous d’un limogeage

En effet, suite à leur rencontre tenue, en catimini, le 6 juillet dernier, la Convergence Syndicale des Travailleurs de la Senelec (Csts) avait sorti une résolution. Plusieurs points, saisis au bond par nos sources, ont été passés au crible. Il s’agit dans un premier temps de la crise énergétique qui secoue, depuis un bon bout de temps, le pays. Les autorités étatiques tergiversent, les industries et les populations en ont ras-le-bol des désagréments de la Senelec , que d’aucuns qualifient de « boite des ténèbres ». Ainsi, le Collège des Représentants (Cr) du Csts, qui étaient à huis clos le vendredi dernier, exige que des solutions rapides soient trouvées. C’est-à-dire la résolution de cette « anémie financière et organisationnelle sévère, ces retards d’investissements structurels cumulés, la vétusté des installations… ». Voilà, le décor campé de la Senelec actuelle, sans pour autant être exhaustif. Dans la foulée, le Collège n’avait pas manqué de déplorer le déficit de trésorerie. Qui se chiffre autour de 77 milliards par rapport à son capital. De cet amer constat, les travailleurs de la Senelec , pointent du doigt celui qui présidait aux destinées de la boîte. A les en croire, « les tenants de la réforme institutionnelle sont inaccessibles aux travailleurs et à leurs représentants. Personne ne sait de quoi demain sera fait », ne cessaient-ils de fulminer, pessimistes.

Le clientélisme favorisé dans la boîte

Par ailleurs, ces travailleurs n’ont cessé de fustiger le fait que certains de ses cadres, qui se prévalent du statut de « haut niveau », et qui « ont échoué partout où des responsabilités leur ont été confiés, continuent de conserver systématiquement des avantages liés aux postes, bien qu’ils soient sanctionnés négativement puisque enlevés de leurs postes (?) ». De ce fait, un cadre de la Senelec , interpellé par nos soins avoue, non sans se désoler : « le fait est constant. Alors qu’on a pas fini d’épiloguer sur la qualification douteuse de certains cadres et managers, incapables de planifier et d’organiser les activités des services et unités sous leur ordre, d’insuffler un dynamisme certain entre autres ont fini d’atterrer tous ceux qui croyaient encore à un hypothétique redressement ». Aux yeux de ce cadre, qui a requis l’anonymat : « en lieu et place d’un système de ressources humaines cohérente et prévisionnelle, l’on a assisté à un cafouillage sans pareil avec une Direction des Ressources Humaines sans fichier du personnel fiable ». Résultat des courses? Notre interlocuteur déplore le fait « qu’on assiste à des nominations sur la base du parrainage, du copinage, du courtage, de l’inégalité de traitement et de l’inéquité ». Quid du Grand Manitou de la boîte viré? Les travailleurs n’ont cessé de réclamer ni plus moins qu’il débarrasse le plancher. En sus des griefs précités, ils trouvent « qu’à travers les dernières nominations à la Senelec , le Dg, en l’occurrence Cheikh Diakhaté, et la Direction des Ressources Humaines ont montré toutes leurs limites ». Toujours est-il que ces travailleurs, réunis au CSTS, trouvent que « le Directeur traîne les pieds quant à l’ouverture de négociations sérieuses sur les chantiers sociaux ouverts, et qui sont le statut personnel, le fonds de pension, la note sur les départs volontaires, la poursuite de la dotation de véhicules aux nouveaux cadres et son extension entre autres ». A les en croire, « de telles attitudes du Dg ne militent pas à placer l’agent de Senelec dans un environnement de productivité, de performance et de rendement pour ainsi l’amener à s’approprier les projets de l’entreprise ». C’est pourquoi, la CSTS , qui peaufine une stratégie à adopter, exige des autorités une prise en charge conséquente et transparente de ce qu’il est convenu d’appeler le « cas Senelec », mais aussi et surtout le départ de Cheikh Diakhaté, « avant qu’il ne soit tard ». Des récriminations qui ne sont pas tombés dans l’oreille de sourds, « Car les autorités, aux premiers rangs desquelles le chef de l’Etat, décideront de prendre à bras-le-corps le cas de la boîte », informe une source proche de la Présidence. Des instructions qui ont donc motivé la chute libre de Cheikh Diakhaté. Qui dirigera la « boîte des ténèbres », laquelle semble être hantée ?


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