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Cours d’accréditation des microscopistes: 24 techniciens de laboratoires renforcés sur le diagnostic du  paludisme

Dans le cadre de sa stratégie de renforcement des compétences des acteurs du système de santé, le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP), en partenariat avec le Service de Parasitologie et de Mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, tient du 24 au 28 décembre 2018 et du 31 Décembre 2018 au 4 janvier 2019, deux cours internationaux OMS d’accréditation des Microscopistes du paludisme. Ces cours qui ciblent 24 microscopistes, sont en perspectives des stratégies d’élimination du paludisme.

L’objectif de ces deux cours internationaux OMS d’accréditation des Microscopistes du paludisme, est de s’assurer de l’expertise des techniciens des laboratoires dans leur capacité à détecter, identifier et quantifier les portages parasitaires. Selon le coordinateur du programme de lutte contre le paludisme, Doudou Sène, cette formation a pour but d’améliorer la qualité de la prise en charge du paludisme au niveau opérationnel et cible les techniciens des laboratoires des districts et des hôpitaux. « Les objectifs sont d’évaluer les compétences des techniciens de laboratoire sur le diagnostic microscopique du paludisme, de renforcer les capacités des techniciens de laboratoire sur le diagnostic microscopique, partager avec eux les bonnes pratiques en matière de diagnostic microscopique du paludisme, de partager avec eux les directives OMS en matière de diagnostic microscopique et d’accréditer les techniciens qui ont passé aux tests », dit-il. A l’en croire, cette 11e session de cours d’accréditation de l’OMS sur la microscopie revêt une importance particulière. « Si l’on rate le diagnostic, on rate tout le reste. Cela nous permet d’avoir des experts et d’autres agents de santé, notamment dans les postes de santé. Et la, il faut savoir  que pour être reconnu indemne de paludisme, l’OMS a mis un dispositif  qui permet aux pays d’être reconnus comme un pays capable d’atteindre l’élimination. Et au moment de valider l’élimination pour un pays, il y a des dispositifs mis en place par ce pays », fait-il savoir. Et de renchérir : « Le Sénégal s’est donné rendez-vous en 2030, une date qui n’est pas encore loin, pour atteindre l’élimination du paludisme pour entrer dans l’histoire. Et le jour j, les experts vont voir si effectivement nous avons cette capacité à pouvoir l’atteindre. Et dans ce dispositif global, l’OMS mise sur l’accès à toutes les interventions accélérées pour aller vers l’élimination. Et le troisième pilier s’agit de la surveillance qui sous-entend le diagnostic. Recherche et innovations seront au cœur de ces objectifs et appellent à la microscopie qui permet d’avoir tous les outils nécessaires pour prétendre demain d’aller vers l’élimination du paludisme ».

Pour le chef de département du laboratoire sur le paludisme, Docteur Daouda Ndiaye, ces cours ont été initiés par l’OMS. «Il a été conçu pour rehausser la qualité du  diagnostic. Depuis 2010, le diagnostic se fait par microscopie et l’organisation estimait que ce n’était pas fiable. C’est pourquoi l’OMS a mis en place un système de diagnostic et avoir assez d’experts pour pouvoir valider les tests des cas de diagnostic pour que chaque pays puisse rapporter le nombre de cas  sur la base de confirmation objective et certaine. Le Sénégal est leseul pays africain qui a plus d’experts en microscopie », laisse-t-il entendre. Et de poursuivre ; « Cette formation nous permet d’avoir une masse d’experts capables de diagnostiquer et envoyer des résultats à Dakar. Tous les pays qui doivent aller à l’élimination doivent avoir des experts en microscopie. C’est un cours rigoureux qui met en valeur la qualité des formateurs. Si le Sénégal doit éliminer le paludisme, c’est maintenant qu’il doit commercer ».

Ngoya NDIAYE

 

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