COURSE HIPPIQUE- Le décret qui coince le décollage

L’industrie du cheval rapporte gros au Sénégal avec le Pari mutuel urbain (Pmu), sauf que le Comité national de gestion de la course hippique qui a impulsé la filière reste un parent pauvre. Un décret datant de 1987, qui autorisait la Lonase a octroyé 2% à la filière équine pas encore ratifié, a en croire Me Ousmane Diagne,  premier vice-président du Cng chargé de la vie juridique et porte-parole, est le grand handicap de la discipline.

Ce décret est le point d’achoppement. C’est écœurant pour le Cng de la course hippique de constater que la Lonase fait des affaires sur l’industrie du cheval dont ils ont été les précurseurs. En marge d’un atelier de formation des journalistes, samedi, les dirigeants n’ont pas manqué de lancer un cri de cœur à l’endroit des pouvoirs publics. « Nous avons enfanté un enfant qui, aujourd’hui, est  adulé de tout le monde. Cet enfant, malheureusement, traite de la meilleure des manières ce monde là à l’exception  de sa mère qui a souffert pour le mettre au monde », se désole Me Ousmane Diagne,  premier vice-président du Cng chargé de la vie juridique et porte-parole.

Ce cri de cœur est un appel aux pouvoirs publics à prendre les dispositions nécessaires pour que ce décret soit modifié.

Le décret avec les présidents Diouf et Wade

Le Pari mutuel urbain (Pmu) du Sénégal a été démarché par la filière équine depuis 1984. À cet effet, la gestion du Pmu a été confiée à la Lonase en 1987. Il y a eu un décret à cette occasion qui intégrait une clé de répartition qui ne faisait pas état des 2% qu’on devait donner à la filière équine. En 1996, un autre décret a été pris par le président Abdou Diouf pour dire que la filière équine bénéficierait de 1 à 3%. Même si c’est un décret que la filière bénéficierait de ses privilèges, il y a eu que la clé de répartition qui était contenue dans  le décret de 1987 ne pouvait nullement intégrer le Comité national de gestion (Cng) de course  hippique. Le gouvernement d’Abdoulaye Wade avait décidé de donner 2%. En réalité, c’était que  sur la voix d’un arrêté que cela a été fait, alors qu’en vertu du parallélisme des formes, il fallait non seulement un décret, mais un décret qui modifie celui de 1987 relativement à la clé des répartitions. Malheureusement cela n’a jamais été fait. « Nous avons un arrêté qui nous donne 2% mais en réalité il y a des difficultés d’exécution. Parce que la Lonase, elle a beau vouloir nous donnés ces 2%, il faut qu’elle est une justification  ou une base juridique qui lui permet de le faire », renchérit-il.

I.TOURE 

 

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