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CPDN Le Sénégal chiffre ses besoins entre 60 et 100 milliards de dollars US

En route vers le Sommet du climat de Paris en décembre 2015, le Sénégal a validé hier ses contributions prévues déterminées au niveau national. (CPDN)Pour la mise en œuvre des CPDN, les besoins financiers sont estimés entre 60 et 100 milliards de dollars Us.

L’ouverture de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) se rapproche. Du 30 novembre au 11 décembre, les délégations de 195 pays seront présentes à Paris pour tenter d’arracher un accord international sur le climat. Avant ce grand rendez-vous, présenté comme la conférence « de la dernière chance », les pays sont priés de rendre leur copie sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir. Le rendu, au départ fixé au 31 mars, a finalement été repoussé au 1er octobre. Mais le Sénégal qui s’apprête à présenter sa copie, dès la semaine prochaine, chiffre ses besoins financiers pour la mise en œuvre de ses contributions prévues déterminée au niveau national (Cpdn) entre 60 et 100 milliards de dollars Us d’ici à 2030 pour tenir ses engagements. Ce que nous dit le CT Com du ministère de l’environnement et du développement durable, Ibrahima Fall Junior. Un montant que le Sénégal  mettra  sur la table avec fonds propres et l’aide extérieure, à travers le Fonds climat vert. Pour cela, le Sénégal compte donc sur un accord contraignant lors de la conférence climat de Paris, afin de rendre réellement effectif le financement par les pays développés de projets d’adaptation et d’atténuation dans les pays en développement. Même si le Sénégal est peu émetteur de gaz à effet de serre,  «les secteurs de l’énergie, du transport, de l’agriculture, de la foresterie, le secteur du bâtiment à travers l’efficacité énergétique constituent les secteurs les plus émetteurs», renseigne Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable. Il s’exprimait en marge d’un atelier de validation technique des Cpdn pour la réduction des gaz à effet de serre. «Même si le Sénégal n’était pas obligé à avoir un engagement en matière de réduction des Gaz à effet de serre, nous restons un État responsable pour contribuer à la dynamique globale», a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : « Avec le scénario conditionnel, nous pouvons faire des réduction de GES  de 5 à 9 %», dira-t-il. Et par rapport au scénario inconditionnel, explique-t-il : « nous comptons sur l’appui international pour mettre en œuvre ces réformes. Et si tous les moyens sont réunis, nous pouvons aller jusqu’à 21 % de réduction de GES ».

Salamraky

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