31 octobre, 2014
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CREATION D’UN CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE Le Maroc appuie le 7ème art sénégalais

CREATION D’UN CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE Le Maroc appuie le 7ème art sénégalais

Les autorités sénégalaises sont invitées à aller, à pas de chasse, pour mettre sur pied un Centre national de la cinématographie. De surcroit, il est aussi recommandé la mise en œuvre d’un système-recette. L’idée étant de permettre aux réalisateurs, de produire régulièrement des films.

C’est du moins, l’avis du directeur général du Centre cinématographique marocain (CCM). Nour-Eddine Saïl s’exprimait hier, au cours d’une rencontre avec des professionnels sénégalais, à la Maison de la Culture Douta Seck. Ainsi, le pays d’Ousmane Sembéne, sera-t-il en mesure de déceler les talents, et de mettre en avant ses expériences en matière de cinéma. Le Maroc le réussit, depuis une dizaine d’années, selon l’hôte qui précisera : « j’encourage le Sénégal à aller vers cela, c’est très intéressant. Nous le réussissons au Maroc, pourquoi ça ne marcherait pas ici ? En mettant en place un Centre national et un dispositif transparent d’avances sur recettes, c’est, de façon concrète, créer des conditions acquises de pérennité ».

De l’avis du marocain, le cinéma a de multiples facettes qui sont forcément bénéfiques à tout pays. C’est pourquoi, dans le cadre de sa visite de travail qu’il effectue depuis mercredi chez nous,

l’expert a été reçu, jeudi en audience, par le ministre de la Culture et du Tourisme Youssou Ndour. « J’ai trouvé, chez le ministre de la culture, une volonté politique forte de mener des actions concrètes, dont la mise en place du centre au début de l’année prochaine », a-t-il renseigné. Cependant, il informe, dans la même veine, qu’il s’agit de faire plus que des coups, pour aller progressivement vers une industrie, avec une véritable économie du cinéma pour les films produits.

Le travail de relance devrait forcément commencer par la production, une stricte nécessité. Il revient aux sénégalais de faire de ces chantiers, une épreuve de vérité. Aussi, « faut-il qu’il y ait, annuellement, une production de films. Plus que cela, il faut une croissance dans la production, l’enjeu étant de récupérer la responsabilité du discours sur notre image », atteste M Saïl. Ainsi, pour la mise en place de la carte professionnelle, du registre public, entre autres, le centre Cinématographique marocain va-t-il jouer, à partir du mois de septembre, sa partition.

Côté financier, le cinéaste pense que l’avance sur recettes est un système intéressant, qui permet aux cinéastes de bénéficier d’une partie du budget d’un film avant d’aller, éventuellement, chercher une coproduction. La volonté de rembourser était inscrite dans les textes mais, il ne faut pas que le système fonctionne comme une subvention ou un prêt de la banque. L’Etat n’est pas une banque. L’argent donné n’est pas un crédit. La dynamique économique doit exister, à côté de la dynamique esthétique et culturelle.

Yandé DIOP

REWMI QUOTIDIEN