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Crédits – Bassin arachidier et zone sylvopastorale : Le Papel s’engage pour 2,2 milliard de francs Cfa

Pendant les cinq années durant lesquelles il s’est déployé dans le bassin arachidier et la zone sylvopastorale, le Projet d’appui à l’élevage a financé plusieurs activités de développement rural, pour un montant global de 2,220 milliards de francs Cfa.

Source : Le Quotidien
Deux milliards deux vingt millions de francs Cfa de crédit ont été octroyés par le Projet d’appui à l’élevage (Papel), à travers la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) et les mutuelles agréées, alimentées par les bénéficiaires dans ses zones d’intervention, notamment, le bassin arachidier et la zone sylvopastorale, a indiqué Dr Moustapha Diaw le directeur du Papel, la semaine dernière, à la presse.

Ces crédits entrent dans le cadre des activités mises en œuvre par le Papel à travers ses composantes de développement des systèmes de production, d’aménagement et de gestion des ressources naturelles, de restructuration et de renforcement des organisations d’éleveurs et agro-éleveurs, ainsi que de gestion de projets. Le Papel a eu un budget de 10 milliards de francs Cfa, financés pour 85% par le Fonds africain de développement (Fad) et 15% par l’Etat du Sénégal.

Les responsables du projet soulignent que, «la phase 2 vise à renforcer la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté des populations par l’augmentation de la production de viande, de lait et des revenus des acteurs». A en croire le Dr. Diaw et ses collaborateurs, «en année de croisière 2010, il est prévu une production additionnelle de viande et de lait, respectivement de 40 813 tonnes et de 42 402 000 litres de lait ainsi qu’un accroissement de revenus de 25 000 à 7 000 000 francs Cfa».

Dans le bassin arachidier, le Papel a réussi à convaincre certains éleveurs à mettre en place ou à consolider les Exploitations mixtes intensifiées (Emi). «Cette approche vise à amener le producteur à intégrer les activités agricoles et pastorales en vue de mieux tirer profit de leur complémentarité», a expliqué Algor Thiam, responsable de l’antenne du Papel du bassin arachidier. M Thiam ajoute : «Dans le bassin arachidier, avec l’extension progressive des terres agricoles, il se pose le problème de maintien d’un élevage de type extensif sur les parcours naturels.»

A cet effet, mentionne les responsables du Papel, «3 000 Emi bovines abritant près de 5 000 bovins laitiers ou d’embouche et 4 000 ovins à l’embouche ou en production et 70 infrastructures modèles (étables, bergeries et poulaillers) ont été mises en place pour servir de modèle démonstratif. A cela s’ajoutent l’appui à l’organisation de 9 foires de moutons de Tabaski ou d’élevage permettant de mettre en valeur le fonctionnement et les systèmes d’amélioration génétique à noyau ouvert et de l’insémination artificielle ; la massification de la vaccination de la volaille locale avec 1 149 000 sujets vaccinés contre la maladie du Newcastle, dans la zone du projet».

Dans la zone sylvopastorale, l’accent a été mis sur la sécurisation de l’élevage. Dans cette partie où les populations considèrent l’élevage comme étant une activité socioéconomique et culturelle, une vingtaine d’unités pastorales (Up) y sont installées.

«L’unité pastorale est un espace géographique où vivent des populations ayant les mêmes intérêts économiques, les mêmes parcours, utilisant les mêmes points d’eau et exploitant les zones agricoles. Ces populations, également liées par l’histoire et le voisinage, ont la commune ambition d’assumer leur mieux-être social et économique», explique Dr Kader Aka, responsable de l’antenne Papel en zone sylvopastorale.

Pour l’accès à l’eau, une somme de 2 milliards de francs Cfa a été investie dans la zone pour la construction de nouveaux forages et la réhabilitation et l’équipement d’anciens. Mais à Younéféré, dans le département de Ranérou, le forage n’est pas encore fonctionnel faute de cabine de pompage.

Ces Up sont aussi équipées de matériel de radiophonie pour lutter efficacement contre les feux de brousse. Toujours dans le cadre de la préservation des ressources naturelles, le Papel contribue à la mise en place et l’entretien de 1 748 km de pare-feux.

En effet explique Dr Aka, chaque année, les feux de brousse emportent 10 000 ha de pâturage, soit une perte financière de 1,5 milliard de francs Cfa.

En outre, en partenariat avec les Centres de prestation de service (Cps), le Papel a formé 25 organisations professionnelles en élevage (Ope), en gestion administrative et vie associative et dynamique organisationnelle, lobbying et recherche de partenaires.

Sous ce rapport, ont dit les responsables du projet, la mise en œuvre du projet se déroule normalement, avec un taux d’exécution physique de 88% et un taux global de décaissement de 79%.


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