ECONOMIE

CRIMINALITÉ FINANCIÈRE- L’Afrique  perd  60 milliards de dollars par an

  • Date: 9 novembre 2015

 Les délinquants à col blanc compromettent le développement de l’Afrique  et font perdre au continent  entre  30 et 60 milliards de dollars par an.

Les délinquants à col blanc se livrent au pillage du bien commun en toute impunité. En effet, le préjudice causé par la criminalité financière  tournerait autour de  30 et 60 milliards de dollars par an. C’est la révélation faite par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, à l’occasion de la 15ème  réunion du comité ministériel du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba).   Les flux financiers en provenance du continent – estimés à près de 60 milliards par an, a expliqué le ministre  –  montrent leurs conséquences désastreuses sur le développement des  pays africains. La fuite de capitaux en Afrique continue d’être une épine dans le flanc du continent selon Amadou Bâ qui indique que les flux financiers sortant de l’Afrique représentent une somme supérieure au montant de l’aide officielle au développent reçue par l’Afrique : 46,1 milliards de dollars en 2012.  Le vol, la corruption et les activités criminelles y compris le trafic de drogue et l’évasion fiscale sont les principaux moteurs de ces flux financiers  a  pour sa part révélé le Giaba. En réalité, des millions de comptes et des dizaines de milliers de sociétés écrans gèrent et recyclent les mille milliards de  nos pauvres francs annuels du produit criminel mondial brut. Pis, ces  capitaux circulent sans contrôle d’un bout à l’autre du continent  favorisant ainsi l’explosion d’un marché de la finance hors la loi et lubrifié par les profits de la grande criminalité. Une criminalité financière qui profite de l’existence des 250 zones franches et des paradis fiscaux qui sont constitués, pour 95% d’entre eux, d’anciens comptoirs, restés dépendants de leur puissance tutélaire. Et selon le ministre Amadou Bâ,  les montants perdus ces 15 dernières années auraient permis d’éponger la totalité de la dette extérieure, en laissant un solde. C’est pourquoi, dit-il, une telle situation qui affecte gravement les efforts de développement de la région, nous interpelle tous. Pour éviter ces pertes, il a souligné l’importance de la mission du Giaba et des Cellules nationales de renseignement financier (Cnrf) dans la lutte contre la criminalité financière ainsi que la mise en œuvre de la politique globale des États en matière de sécurité.  Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a réitéré l’engagement du Sénégal d’être toujours aux côtés des autres États de la Cedeao  pour continuer à appuyer le Giaba dans l’accomplissement de sa mission. Pour lui, les gouvernements  doivent mettre hors d’état de nuire ces délinquants à col blanc. À la « tolérance zéro » prônée un peu partout à l’encontre des petits délinquants de la précarité et du chômage répond la « répression zéro » des grands criminels de l’argent.

Mouhamadou BA

 

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