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CRISE À L’HÔPITAL DE SAINT-LOUIS Le Sutsas dénonce la gestion gabegique du directeur et menace de paralyser la structure

Après plusieurs mois d’accalmie, l’hôpital de Saint-Louis a renoué avec les démons de la division. En sit-in, lundi dernier, les membres du Syndicat unitaire des travailleurs de la santé (Sutsas) ont dénoncé avec la dernière énergie la gestion patrimoniale des ressources financières de l’établissement par le nouveau directeur accusé d’avoir versé dans des excès depuis son arrivée, il y a quelques mois.

Très remontés contre leur patron, les travailleurs de l’hôpital affiliés au Sutsas ont listé un chapelet de griefs dont la plupart sont d’ordre financiers. Les syndicalistes reprochent, en fait, au directeur de la structure hospitalière l’augmentation, dès son installation, de sa prime de responsabilité, fixée au départ à 310.000 F Cfa et qui est passée, aujourd’hui, à 600.000 F Cfa, c’est-à-dire du simple au double. Ce qui irrite les travailleurs, cette augmentation intervient au moment où la situation financière de l’hôpital est délétère. Ce n’est pas tout. Le Sutsas dénonce également une manipulation d’une partie du personnel par le directeur rien que pour empêcher la tenue du Conseil d’administration prévu le 18 février 2016. Selon le Secrétaire général de la sous-section Sutsas de Saint-Louis, le directeur proférerait même des agressions verbales à l’endroit de certains administrateurs. Dans la même lancée, les grévistes ont attiré l’attention de l’opinion sur le fait que la direction a signé un contrat annuel de près de 2 millions F Cfa avec une radio de la place, qui selon eux, n’est d’ailleurs pas la plus écoutée par les populations. Enfonçant le clou, Abdoul Ndongo porte-parole du jour soulève l’augmentation des tarifs de prestations qui passent désormais du simple au double, alors que qu’une offre de la même qualité est fournie dans les autres structures sanitaires de l’espace communal.  Toujours est-il que selon le Secrétaire général de la sous-section Sutsas de Saint-Louis, Abdoul Ndongo, des champs de blocs sont payés à hauteur de 18.000 F Cfa ;  ce qui ne s’est jamais passé à Saint-Louis alors que des nominations arbitraires, sans tenir compte des critères d’éligibilité sont faites par le directeur faisant fi de toutes les règles. Et Mr Ndongo d’ajouter pour le déplorer, « au moment où les services sont dépourvus de matériels et de consommables, la direction se permet de payer deux voitures de luxe à hauteur de 44 millions F Cfa alors que les dettes  aux fournisseurs et aux  institutions sociales restent toujours impayées. »

Ces travailleurs qui disent se battre pour des principes contre leur directeur ont ainsi averti les autorités à prendre en charge ces problèmes pour éviter la paralysie de l’hôpital de Saint-Louis et éventuellement de tout le système. Ils n’excluent pas de donner à leur lutte un caractère national par la mobilisation de leurs camarades des autres régions. Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur de l’hôpital, en vain.

Fallou Sène                                                   

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