Macky-Sall.jpg n

Crise au Burkina- Macky avait raison

Dans l’une de nos récentes éditions, nous ne manquions pas de saluer l’action du Président Macky Sall dans la crise que traverse le Burkina Faso. L’homme s’est en effet investi comme personne, pour que la guerre n’éclate pas au Burkina. Il a donné de son temps et de son énergie pour réussir le pari. Même si, par moments, le découragement  a pu le gagner  à cause des récriminations de certains éléments de la classe politique qui ne semblent  pas encore conscients du danger qu’ils courent en s’entêtant à régler son compte au Général Diendéré, le chef de l’Etat a sûrement sa mission inscrite dans la recherche du retour à la paix. Comme super priorité, avec tout ce que cela engage comme concessions, de part et d’autre.

Il est aisé de comprendre le désarroi des Burkinabés. Après une douzaine de morts enregistrés dans le rang des manifestants, il est tout à fait normal  de refuser  de passer par pertes et profits, les exactions du Général Diendéré et de ses hommes.

Mais vouloir en faire tout de suite une condition sine qua non pour un retour au calme, alors que le militaire aux abois possède encore des hommes et des armes  pour se montrer plus dangereux  (comme cela se passe actuellement  avec son refus d’une reddition) est  d’une naïveté politique  à même de faire sombrer le pays. C’est le pays qui risque de se diviser en plusieurs clans, désormais.

C’est  donc aux populations burkinabées  de prendre la relève, mais de façon subtile et intelligente pour éviter le bain de sang.

Croire que le putsch est complètement consommé, serait une  erreur. Des négociations avec le Général Diendéré s’imposent, même si le désir de lui faire rendre compte habite toujours une bonne frange de ses compatriotes. Il est armé, dangereux, expérimenté et déterminé.  Il fera encore du dilatoire jusqu’au moment où il saura  de vraies garanties d’impunité.  Sans garanties réelles, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas retourner à la case départ qui pourrait signifier sa mise à mort. Il y va par conséquent de son avenir d’homme tout court. Avant tout.

CHEIKH BA

Voir aussi

macky-et-decroix

RENCONTRE ENTRE MACKY ET MANKOO WATTU SENEGAL Les Législatives prévues le 02 juillet 2017

Le président Macky Sall a rencontré, hier, son opposition au Palais, durant plus de trois …