ACTUALITE

Crise casamançaise : des femmes exigent une place dans les négociations

  • Date: 2 juin 2015

Des femmes des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou (sud) ont de nouveau appelé les parties impliquées dans la résolution de la crise casamançaise à leur faire une place dans le cadre des négociations pour un retour définitif de la paix dans cette partie sud du Sénégal.

 »Les femmes de la Casamance exigent leur participation équitable au processus de paix et de reconstruction, donc à la préparation, à la tenue et au suivi des négociations », peut-on lire dans un document répertoriant leurs revendications relatives à la conduite du processus de paix.

Ces femmes regroupées au sein d’une plateforme ont procédé, mardi à Ziguinchor, à la restitution officielle d’un document stratégique contenant leurs revendications dans le cadre de la construction de la paix en Casamance.

 »L’étude a permis de toucher 630 personnes réparties dans 3 régions, 9 départements, 32 collectivités locales et 145 villages et quartiers », mentionne une version résumée du document remis aux journalistes.

 »Loin de jouer un rôle de figurantes à ces négociations, elles réclament d’y être écoutées comme actrices et bénéficiaires de la paix et de voir leurs besoins spécifiques être intégrés dans ces accords avec l’intention de les respecter », écrivent ces femmes.

Elles disent exiger « l’intégration de leurs besoins dans les conclusions des négociations ainsi que la prise de parole pour exprimer leurs opinions, besoins et attentes consignés dans ce document stratégique ».

Les auteurs de ce document réclament aussi  »la prise de mesures concrètes allant au-delà du discours pour corriger les déséquilibres de représentation dans les instances comme les santé, les associations de parents d’élèves, les associations d’usagers des services publics d’eau potables ».

A l’échelle locale, ces femmes demandent la prise en charge de leurs besoins spécifiques dans les budgets, plans et programmes.

 »Il est important de rétablir la vérité sur le chemin de la paix durable. Il est capital que les parties en conflit reconnaissent qu’elles ont commis des erreurs graves, notamment dans le non-respect des droits des femmes », plaident-elles.

 »Il est donc demandé à l’État et au MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance), dans un communiqué officiel, de reconnaître ces violences faites aux femmes dans le conflit et de demander pardon » aux victimes concernées, écrivent-elles encore.

Selon ces représentantes de la gent féminine, le déminage par exemple « est une urgence en Casamance et une condition indispensable au retour sécurisé des populations déplacées ».

Aussi ont-elles demandé à l’État de procéder  »sans délai au déminage et de prendre des mesures pour empêcher le dépôt de nouvelles mines », avant d’inviter le mouvement indépendantiste à « coopérer au processus de déminage en tenant compte de toutes les pistes existantes ».

Le MFDC est à l’origine d’une rébellion armée qui réclame depuis 1982 l’indépendance de la Casamance, la zone sud du sénégalais constituée des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.

L’Etat et le MFDC ont entamé depuis quelques années un dialogue à l’origine d’une certaine accalmie comparée aux violences armées des années après les violences enregistrées dans les années 1990.

APS

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15