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Crise énergetique : Les travailleurs de la Senelec exigent le départ de leur Dg

Face aux difficultés que vit la Senelec , depuis un certain temps, et qui se résument à une anémie financière et organisationnelle sévère, aux retards d’investissements structurels cumulés, bref à l’absence de politique énergétique claire et précise, les travailleurs de la « boîte des ténèbres », par l’entremise de la CSTS (Convergence Syndicale des Travailleurs de la Senelec ) exigent de l’Establishment le règlement définitif de ce qu’il est convenu d’appeler le « cas Senelec ». En clair, les travailleurs ne réclament ni plus, ni moins « une prise en charge conséquente et transparente du dossier de la boîte », notamment l’approvisionnement en combustible mais aussi le versement des compensations à leur entreprise, afin de relever sa trésorerie. Aussi, exigent-ils le départ de l’actuel Dg, Cheikh Diakhaté, « avant qu’il ne soit tard ».

Source : L’Office

Suite à leur rencontre tenue, en catimini, le 6 juillet dernier, la Convergence Syndicale des Travailleurs de la Senelec (Csts) a sorti une résolution. Plusieurs points, saisis au bond par nos sources, ont été passés au crible. Il s’agit dans un premier temps de la crise énergétique qui secoue, depuis un bon bout de temps, le pays. Les autorités étatiques tergiversent, les industries et les populations en ont ras-le-bol des désagréments de la Senelec que d’aucuns qualifient de « boîte des ténèbres ». Ainsi, le Collège des Représentants (Cr) du Csts, qui étaient à huis clos le vendredi dernier, exige que des solutions rapides soient trouvées. C’est-à-dire la résolution de cette « anémie financière et organisationnelle sévère, ces retards d’investissements structurels cumulés, la vétusté des installations, ce cycle de revenu politique énergétique claire et précise et… ». Voilà, le décor campé de la Senelec actuelle, sans pour autant être exhaustif.

Dans la foulée, nos sources renseignent que le Collège n’a pas manqué de déplorer le déficit de trésorerie. Qui se chiffre à environ 77 milliards par rapport à son capital. De cet amer constat, les travailleurs de la Senelec , pointent du doigt celui qui préside, présentement, aux destinées de la boîte. A les en croire, « les tenants de la réforme institutionnelle sont inaccessibles aux travailleurs et à leurs représentants. Personne ne sait de quoi demain sera fait », fulminent-ils, pessimistes. Par ailleurs, ces travailleurs fustigent le fait que certains de ces cadres, qui se prévalent du statut de « haut niveau », et qui « ont échoué partout où des responsabilités leur ont été confiées, continuent de conserver systématiquement des avantages liés aux postes, bien qu’ils soient sanctionnés négativement puisque enlevés de leurs postes (?) ». De ce fait, un cadre de la Senelec , interpellé par nos soins, avoue, non sans se désoler : « Le fait est constant. Alors qu’on a pas fini d’épiloguer sur la qualification douteuse de certains cadres et managers, incapables de planifier et d’organiser les activités des services et unités sous leur ordre, d’insuffler un dynamisme certain entre autres ont fini d’altérer tous ceux qui croyaient encore à un hypothétique redressement ». Aux yeux de ce cadre, qui a requis l’anonymat: « en lieu et place d’un système de ressource humaine cohérente et prévisionnelle, l’on a assisté à un cafouillage sans pareil avec une Direction des Ressources Humaines sans fichier du personnel fiable ». Résultat des courses? Notre interlocuteur déplore le fait « qu’on assiste à des nominations sur la base du parrainage, du copinage, du courtage, de l’inégalité de traitement et de l’inéquité ». Quid du Grand Manitou de la boîte? Les travailleurs ne réclament ni plus moins qu’il débarrasse le plancher. En sus des griefs précités, ils trouvent « qu’à travers les dernières nominations à la Senelec , le Dg, en l’occurrence Cheikh Diakhaté, et la Direction des Ressources Humaines ont montré toutes leurs limites ». Toujours est-il que ces travailleurs réunis au CSTS trouvent que « le Directeur traîne les pieds quant à l’ouverture de négociations sérieuses sur les chantiers sociaux ouverts, et qui sont le statut personnel, le fonds de pension, la note sur les départs volontaires, la poursuite de la dotation de véhicules aux nouveaux cadres et son extension entre autres ». A les en croire, « de telles attitudes du Dg ne militent pas à placer l’agent de Senelec dans un environnement de productivité, de performance et de rendement pour ainsi l’amener à s’approprier les projets de l’entreprise ». C’est pourquoi, la CSTS , qui peaufine une stratégie à adopter, exige des autorités une prise en charge conséquente et transparente de ce qu’il est convenu d’appeler le « cas Senelec », mais aussi et surtout le départ de Cheikh Diakhaté, « avant qu’il ne soit tard ». A bon entendeur…

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