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CRISE UNIVERSITAIRE : LE PROFESSEUR BOUBACAR BARRY APPELLE LES ACTEURS À « UN DIALOGUE SINCÈRE »

L’historien Boubacar Barry, retraité de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a invité, jeudi, à un ’’dialogue sincère et permanent’’ entre l’Etat, les étudiants et les enseignants, en vue de « régler définitivement » les conflits récurrents en milieu universitaire.

 « L’université est pris en otage par trois forces : l’Etat, les étudiants et les enseignants. Et du fait que ces trois éléments ne discutent pas, l’université est dans la crise et tant qu‘il n’y aura pas de dialogue sincère entre ces trois entités, l’université restera dans la crise », a-t-il dit.
M. Barry participait à une session de réflexion et d’échange sur le thème « Les syndicats du secteur éducatif et la perception des dirigeants politiques en question ». Une rencontre organisée par le groupe de recherche et d’étude du patrimoine intellectuel sénégalais « Baajoorɗo ».
Selon cet universitaire à la retraite, « un dialogue permanent » entre les trois parties impliquées dans le fonctionnement de l’université, pourrait aider à apaiser le climat dans le milieu universitaire, avec l’implication syndicats, partis politiques et organisations de la Société civile.
« Il faut, par la suite, instaurer une sorte de médiation qui est en mesure de réunir ces parties, pour que les décisions prises soient tenues », a préconisé le professeur Barry.
Dans ce cadre, si « le gouvernement fait des promesses, il doit les tenir ou s’il n’est pas capable de le faire, le reconnaitre à temps afin que d’autres puissent régler le problème », a-t-il indiqué.
De son côté, le professeur Boubacar Diop dit Buuba, enseignant à la faculté des Lettres et Sciences humaines, estime que « pour régler le conflit, il faut que les parties concernées dialoguent, que chacun respecte sa parole et qu’il y ait un comité de suivi des promesses tenues ».
De l’avis de M. Diop, « il y a un problème de méthode et de positionnement des acteurs ». « Si vous voulez avoir la paix, il faut créer des structures pour dialoguer de manière régulière, ce qui n’est pas le cas, et définir ensemble la méthode pour régler le problème’’ pour « qu’aucun partie n’impose son rythme ».
« Les assises de l’Enseignement supérieur tournaient autour de 78 mesures, le gouvernement a pris onze directives’’ résumant selon lui les attentes des autres acteurs, a-tr-il relevé.
Suivant cette perspective, « il ne peut y avoir de paix si les autres acteurs son en rade, cette méthode n’est pas bonne », a regretté le professeur Buuba Diop, un ancien secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).
 Il a souligné la nécessité de « mettre ensemble tous les ministères en charge de l’éducation, pour plus de cohérence » dans la mise en œuvre des politiques régissant l’enseignement supérieur.
« Il faut de la cohérence dans le système, la générosité et la transparence. Et je vous assure que si on le fait, je ne dirai pas qu’il n’y aura plus de conflit, mais on pourra les gérer et avancer », a-t-il assuré.
Le professeur Bouba Diop a publié, en 1992, un article sur les relations entre les syndicats, l’Etat et les partis politiques.

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