ECONOMIE

CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE- La population urbaine africaine  a doublé en 20 ans

  • Date: 24 mai 2016

L’Afrique connaît un rythme d’urbanisation inégalé dans son histoire. Un rythme associé à une croissance démographique sans précédent. La population urbaine, en Afrique, a doublé en 20 ans, soit entre 1995 et 2015, année où elle a atteint le chiffre de 472 millions d’habitants, selon le rapport Perspectives économiques en Afrique 2016 publié, ce lundi 23 mai, à l’occasion des Assemblées générales annuelles de la Banque africaine de développement (Bad).

 Selon ce rapport, d’ici 2050, deux tiers des Africains devraient vivre dans des villes. Et les formes que prendra cette urbanisation, vont être déterminantes pour la croissance et le développement futurs du continent. D’après ce rapport, ce phénomène observé en Afrique est différent de ceux connus dans d’autres régions telles que l’Asie, et s’accompagne d’une lente transformation structurelle. Toujours, selon le même document, « l’absence de planification urbaine a entraîné un étalement urbain coûteux. À Accra, au Ghana, par exemple, la population a presque doublé entre 1991 et 2000, passant de 1,3 million à 2,5 millions d’habitants à un taux de croissance annuel moyen de 7,2%. Au cours de la même période, la zone bâtie d’Accra a triplé, passant de 10 mille hectares à 32 mille hectares avec un taux annuel moyen de 12,8%. » En effet, l’urbanisation est considérée comme une mégatendance devant modifier en profondeur les sociétés africaines. « Deux tiers des investissements dans les infrastructures urbaines nécessaires à l’horizon 2050 doivent encore être faits. Des politiques urbaines nouvelles et de vaste portée sont nécessaires pour transformer les villes africaines en moteurs de croissance et de développement durable à l’échelle du continent. »

L’urbanisation doit pouvoir contribuer à faire progresser le développement économique par la hausse de la productivité agricole, l’industrialisation, l’essor de la classe moyenne et ses répercussions bénéfiques sur les services, et l’investissement direct étranger dans les corridors urbains, si toutefois elle est encadrée par des politiques appropriées. De même : « Elle peut également promouvoir le développement social grâce à un habitat urbain plus sûr et inclusif, et des systèmes robustes de protection sociale. Enfin, elle peut favoriser une saine gestion environnementale en remédiant aux effets du changement climatique ainsi qu’à la rareté en eau et en autres ressources naturelles, en agissant sur la pollution atmosphérique, en développant des systèmes de transports publics propres et d’un bon rapport coût-efficience, et en améliorant la collecte des déchets et l’accès à l’énergie. »

D’ailleurs, renchérit M. Mario Pezzini, directeur intérim de la Direction de la coopération pour le développement de l’Ocde : « La transition urbaine que l’Afrique traverse à l’heure actuelle, qui s’exerce dans de multiples domaines, et la densification qu’elle entraîne ouvrent des perspectives nouvelles d’amélioration du développement économique et social et de protection globale de l’environnement. Ces perspectives peuvent être mises à profit pour soutenir les Objectifs de développement durable (ODD) – en particulier l’ODD 11 sur les villes et les communautés durables – ainsi que les objectifs inscrits à l’Agenda 2063 de l’Union africaine ». Selon ses propos contenus dans le rapport : « L’urbanisation pourrait avoir des retombées positives aussi bien sur les habitants des villes que sur ceux des régions rurales, si les gouvernements adoptaient une approche intégrée ». Une approche qui devrait consister à   investir massivement dans les infrastructures urbaines, à améliorer la connectivité avec les zones rurales, à améliorer l’adéquation entre les marchés de l’immobilier et la demande de logements en précisant les droits fonciers, à encadrer la croissance des villes intermédiaires et à améliorer la fourniture des infrastructures et des services au sein des villes et entre ces dernières. Ces investissements doivent s’accompagner d’emplois formels productifs – en particulier pour les jeunes – et de biens publics en quantité suffisante.

 Khady Coly Thiam

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