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CULTURE URBAINE : Abdoul Aziz Mbaye, interpellé sur la destination du budget

Maintenant, c’est confirmé qu’Abdoul Aziz Mbaye traverse une zone de turbulences. Après des départs en cascades notés dans son ministère, c’est au tour des acteurs du hip-hop de s’interroger sur la gestion de leur ministre de tutelle. Ces derniers demandent au ministre de la Culture de les édifier sur les 200 millions du budget voté pour la culture urbaine.

Pour sa 14e édition, le festival international des musiques urbaines Yakaar, n’est pas content de leur ministre de tutelle. En conférence de presse, hier, il demande au ministre  de la Culture de les édifier sur le budget de 200 millions voté pour les cultures urbaines.  Parce que, fulmine le directeur de ce festival, Safouane Pindra, «quand on a ce qu’on nous a attribué comme subvention, on se demande où sont passés les 200 millions». Et le plus étonnant, peste le rappeur Matador qui prenait part à la conférence de presse, «il y a un an, on a côtoyé un ministre qui nous soutenait et  nous a fait savoir qu’il y avait un budget disponible pour les cultures urbaines. Mais depuis lors, les événements Hip-hop peinent à être soutenus», peste le rappeur. «D’autant plus que le festival Yakaar, qui a 14 ans à son actif, n’appartient plus à l’organisateur mais à la jeunesse sénégalaise», se désole-t-il. Poursuivant son propos, il ajoute : «Cela nous fait mal, venant de nos autorités surtout du ministère de la Culture. Quand ils ont besoin de nous pour la politique, ils nous écoutent, mais dès qu’il s’agit de hip-hop réellement, ils nous jettent». D’après Matador, les autorités sénégalaises n’ont pas compris que les cultures urbaines sont un gagne-pain pour pas mal de jeunes qui attendent beaucoup du hip-hop. Alors que, révèle aussi le directeur du festival Yakaar, le ministre est allé même jusqu’à leur demandé «de l’accompagner  pour la rédaction du décret afin de mettre en place rapidement le budget. Nous avons travaillé jusqu’à 04h du matin pour sa rédaction avant de le lui envoyer. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de retour». Et le malheur dans cette histoire, pour le festival des musiques urbaines, sur les 200 millions du budget, seul 1 million leur a été accordé pour un budget prévisionnel d’organisation de 50 millions. «Africulturban a refusé de prendre la somme, mais nous avons pris parce que cela aurait été de l’argent perdu», révèle Safouane Pindra. Malgré le soutien de la tutelle qu’ils jugent minime, le festival international des musiques urbaines a accueilli une quarantaine d’artistes dont les ténors du mouvement Hip-hop dont Fata, le groupe Keurgui, Fou Malade, Awadi, Simon, entre autres, mais aussi des invités du Bénin comme K-mal, du Togo, Omar B, d’Haïti et Jean Roossevelt. Il sera clôturé avec le retour sur scène d’Ismaïla Lô.

Christine MENDY

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