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Cybercriminalité: Un cyberespace de confiance pour tous en 2022

 

La lutte contre la cybercriminalité est l’une des préoccupations majeures de nos autorités. Lors d’un atelier sur la question, Yakham Lèye, conseiller technique au Ministère de la Justice, a renseigné que notre pays a mis sur pied des stratégies afin d’avoir en 2022 un cyberespace de confiance, sécurisé…

 Venu présider, hier, l’ouverture d’un atelier de formation judiciaire régionale avancée sur la cybercriminalité et la preuve électronique au profit des magistrats des pays francophones et lusophones de la Cedeao, à la place du Garde des Sceaux empêché, Yakham Lèye, conseiller technique au Ministère de la Justice, a relevé que le Sénégal est touché par la délinquance de la cybercriminalité à cause de l’accès facile à internet. «Nous sommes dans un pays où le taux pénétration de l’internet augmente, donc les infractions qui se commettent par cette technologie ont une croissance importante », a-t-il dit. S’agissant de la répression, il a soutenu : « si on parle des juges, c’est toute une chaîne. La répression de la criminalité ne commence pas par les juges, elle commence d’abord par les officiers de la police judiciaire, et au Sénégal, aussi bien au niveau de la police que de la gendarmerie, il y a des structures spécialisées comme la Brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité et la plateforme numérique de lutte contre la cybercriminalité qui a été mise en place récemment. Donc, ce sont des officiers de police judiciaire spécifiques qui obtiennent des résultats. Après le travail fini, il y a des magistrats spécialisés qui interviennent dans l’instruction et dans le jugement des infractions en matière électronique». Ainsi a-t-il martelé que les coupables de cybercriminalité encourent des peines d’emprisonnement et d’amende qui dépendent des chefs de prévention.

Par ailleurs, Yakham Lèye a rappelé que le Sénégal, pour sa part, a très tôt pris la mesure de cette menace, en initiant un vaste chantier de réforme juridique du cadre des technologies de l’information et de la Communication ayant a donné naissance, courant 2008, à plusieurs textes législatifs et réglementaires parmi lesquels on il nous plaît de citer : la loi d’orientation sur la société de l’information, la loi sur la protection des données à caractère personnel et son décret d’application, la loi sur les transactions électroniques et son décret d’application, la loi sur la cybercriminalité,… « (…) Dans le prolongement de ces précieux efforts, le Sénégal pays s’est doté, au sein du volet numérique dénommé « Sénégal numérique 2016-2025 » dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE), d’une stratégie nationale de cybersécurité. L’idée est de traduire la vision suivante : « En 2022, au Sénégal, un cyberespace de confiance, sécurisé et résilient pour tous », a encore dit Yakham Lèye. Selon lui, quelle que soit la gravité du trouble que la cybercriminalité génère à l’ordre social, il n’en demeure pas moins qu’à l’instar des autres formes de délinquance, sa répression est subordonnée à l’administration d’une preuve de culpabilité. Or en cette matière, les preuves électroniques sont par nature volatiles et souvent impossibles à localiser avec l’externalisation des données hors des territoires nationaux ou vers des espaces virtuels.

Cheikh Moussa SARR

 

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