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CYBERDÉLINQUENCE OU CYBERCRIMINALITÉ ? Le terreau de l’argent facile et de créatures de rêve

 La cybercriminalité  ou la Cyberdélinquence est devenue un fléau des temps modernes. Mais facile à comprendre. Cependant, qui s’y frotte s’y pique. Tous ceux qui aiment l’argent facile, les belles filles, les sensations fortes, les Bon chics bon genre sont les principales victimes.

Internet est devenu incontournable avec certes des avantages et des inconvénients. Mais en face, il y a des hommes et des femmes prêts à tout, pour détourner les objectifs. Phénomène de ces dernières années, la cybercriminalité est devenue un fléau. Les réseaux sociaux attirent toutes ces personnes, souvent aveugles. Au bout du compte, on perd toutes ses plumes, ses économies, son prestige. Les forces de police, de gendarmerie comptent ainsi jouer  un grand rôle pour mettre fin à cela. Mais comme l’a dit le Président Macky Sall, il faut  mutualiser et partager les informations.

Les gouvernements, les forces de sécurité essaient tant bien que mal, à  mettre fin à cette forme de délinquance.  Un phénomène de société. Dans une société en mal de repères, on veut tout et tout de suite. De l’argent, de belles filles, des Don Juan qui vous couvrent de millions, des voyages, mais en … rêve.  Tout est fiction dans ce phénomène. En effet, les internautes ou les victimes mordent souvent trop vite à l’hameçon. Qui dans ce Sénégal n’aimerait pas recevoir des millions sans bouger ? Si cela existait, cela ne sortirait pas du cercle d’amis. Une utopie. Aujourd’hui, nombre de compatriotes sont étranglés par les banques et les problèmes familiaux. Rien que pour l’obtention d’un crédit bancaire, l’on vous demande des « tonnes de paperasse », authentifiés.

Ce sont donc des heures et des heures de connexion jamais gratuites. On surfe à longueur de journée. Et à tous les niveaux de notre haute administration. On se connecte pour des banalités, des futilités. Des conversations à vous donner des insomnies, des dettes.  Ils sont hommes d’affaires, étudiants, chômeurs, commerçants, dans toutes les catégories sociales. On « tchatte » et on oublie tout. On est en retard sur tout. Parce que la tête dans les nuages. Vous voyez souvent des personnes, rire, sourire pour un rien, c’est toujours la bonne humeur sur les visages. Jusqu’à ce que tout vous tombe sur la tête. On vous déplume en un temps record, comme devant ces faiseurs de miracles multiplicateurs de billets. En effet, c’est la nouvelle version. Tout simplement. Comment se fait-il donc, que dans la clandestinité et dans l’illégalité, un inconnu vous détourne du système normal, sur un simple clic. Les victimes sont prises au piège après avoir été identifié. Sur le net, beaucoup de photos sont truquées.  Des hommes se font passer pour des femmes, des femmes pour des hommes. Vous tombez toujours sur des personnages de rêve. Et dans votre subconscient, vous êtes prêts ou prêtes à tout. Pour oublier vos dettes, épouser cette perle rare, vous envoler sur une petite île, sans bruits ni tambours.  Loin de votre entourage, l’on vous propose toutes sortes de services jamais gratuits. Dès que l’argent commence à montrer son bout de nez, vous êtes pris comme une souris au piège. C’est d’abord les crédits téléphoniques, les virements, etc.  Ce sont souvent des étrangers qui sont rois dans le phénomène. Mais de plus en plus, des Sénégalais y font légion.  Gagner de l’argent, épouser une belle fille, voyager, des dons…

Ce qui est surprenant, c’est que beaucoup de victimes regrettent après avoir été dépouillé. Lors des mercredis de la police organisés cet été, le sujet sur la cybercriminalité avait été évoqué. Devant les cadres,  les hautes autorités de la police, la presse, entre autres, des panélistes avaient sonné l’alarme. Face à ce danger, des débats intéressants ont été organisé. Au Sénégal, il existe une entité qui s’occupe des données personnelles à « protéger » ? Et où il existe toujours selon les panélistes « un flou ».  Dans un pays où il n’y a pas de textes juridiques  spécifiques sur la cybercriminalité.  L’un des panélistes a évoqué un cas qui mérite attention. Celui d’une personne qui est tombée, par hasard sur un faux médecin. Ce dernier voulait à travers l’ordinateur, lui faire un check up. Imaginez un peu la suite. En lieu et place d’un toubib, ce fut un étranger qui après l’avoir photographié et non passé un « scanner », passe à l’acte deux. Le chantage. Mais la victime ne voulait pas que l’affaire s’ébruite.

Déduire les frais et renvoyer la somme restante, une astuce payante 

Autres faits importants. Comment se fait-il que pour un « héritage », à recevoir, jamais dans un acte notarié, ou un « don » d’une personne anonyme, l’on puisse procéder à des virements d’argent… sans traces ? Les sociologues commencent à s’intéresser à l’affaire. Et souvent, leurs théories semblent incomprises de ces amateurs de sensations et de divertissements chèrement payés.

Et le phénomène commence à devenir difficile à gérer. L’État du Sénégal a mis en place la brigade de lutte contre la cybercriminalité. Récemment, les gendarmeries africaines se sont rencontrées pour l’analyser. Surtout avec  ces jeunes de plus en plus exposés.

C’est pourquoi, le Président Macky Sall a demandé à toutes ces forces de défense : police, gendarmerie de mettre en place « des plateformes de partage ». Comme il l’a souligné lors cette rencontre, « les criminels ne connaissent pas les zones ». Souvent entre la gendarmerie et la police on parle « d’écoles ou de couleurs de tenue ». Pour lui, ce qui importe « c’est  le résultat ». Sinon, c’est « un éternel rattrapage ». En donnant comme exemple le ministère de l’Intérieur avec « Interpol ». Un phénomène selon lequel, il faut « une sensibilisation en direction de tous les citoyens. Et pour ceux qui ont la responsabilité de gérer les systèmes informatiques ». Et le renforcement de la coopération internationale. La cybercriminalité n’a pas de frontières.  Ou bien tout simplement être comme ce futé. Lorsqu’on lui a demandé une contrepartie, il a tout simplement demandé à son généreux donateur de lui envoyer l’argent, tout en y déduisant les soi-disant frais bancaires. Ce que le généreux « donateur » n’a pas voulu entendre.

Ndèye DIAW

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