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Dakar Dem Dikk, après le départ forcé de Salvy Le ras-le –bol des usagers qui prédisent un Sotrac bis

Malgré le départ forcé de Christian Salvy de la tête de Dakar Dem Dikk, pour une gestion «opaque», Moussa Diagne, le nouveau directeur peine toujours à remettre la société sur les rails. Une situation qui agace au plus profond les usagers las de perdre leurs temps aux niveaux des arrêts de bus. La société va-t-elle vers un rush comme le pensent les usagers qui prédisent un remake de la Sotrac?
Emprunter une ligne de Dakar Dem Dikk est devenu un casse tête pour bon nombre d’usagers. Il faut patienter un à deux heures, parfois même, plus pour espérer l’arrivée d’un bus. Une situation née de la gestion de l’ex-directeur général Christian Salvy dont le successeur à du mal à développer la société. Le constat est amer partout au niveau des arrêts où nous nous sommes rendus ce Week-end. « Je suis là depuis une heure et c’est le seul bus qui vient d’arriver», informe Ibrahima Sall, un étudiant de troisième cycle à la faculté de sociologie, trouvé à l’arrêt Sandaga au moment où le bus de «9 liberté» qu’il attendait faisait son apparition. Enfin! Semblaient dire des « voyageurs » qui se sont précipités pour avoir une place dans un véhicule déjà trop plein en cette période de forte canicule. « On dirait qu’ils ne travaillent plus. Il vaut mieux alors qu’ils laissent les minibus tata circuler jusqu’au centre ville », peste M. Faye, une jeune restauratrice. Sa copine Alima Sène de renchérir: «depuis le mois de juin avec les vacances des élèves, je pensais que la situation allait s’améliorer, mais force de constater qu’elle va de mal en pis». Si en Août et septembre les conditions se sont plus accentuées qu’en sera-t-il pendant l’année scolaire? Samedi, vers 16 heures, un tour au terminus des Parcelles Assainies permet de noter la même situation. Les clients, éparpillés par petits groupes pour se protéger du soleil, attendent impatiemment les deux lignes (1 et 23) qui assurent la liaison vers la ville. Toutefois, dans cette histoire, les plus malheureux sont les abonnés. Croyant avoir simplifié leur transport mensuel, ils se sentent grugés, étaient obligés de chercher d’autres recours. « J’ai une carte d’abonnement et, chaque mois, j’achète la vignette pour être à l’abri du besoin mais je le regrette très sincèrement. J’aurais utilisé cet argent pour emprunter d’autre moyens de transports que les bus DDD», s’est-il désolé. Et notre interlocuteur d’ajouter que son collègue s’est fait licencier du fait de ses nombreux retards qui ne se sont dus qu’à ses moyens de transports qui ne font plus l’affaire des usagers. Toutes ces personnes rencontrées prédisent le même scénario de l’ex-Sotrac pour DDD, malgré les garanties des autorités. Car, la constante est le nombre important de bus en panne. Au dépôt d’Ouakam, le décor est impressionnant. Pneus où vitres endommagés sont les stigmates de la situation à décrier. «cela est le résultat des mouvements des étudiants et des manifestations contre les coupures d’électricité», se désole-t-on, comme pour dire que nous payons toujours le coût des biens communs que nous détruisons pour manifester nos amertumes.

Les assurances de Mamadou Goudiaby SG, syndicat DDD

«Il y’a énormément de bus qui sont tombés en panne et ça depuis le temps de l’ancien directeur général. Christian Salvy a laissé un trou de 450 millions sur nos trois mois de salaires. En plus de cela, sur 400 bus au début, il n’a laissé que 90 bus. Tout le reste est en panne. Aujourd’hui, l’Etat nous doit plus de 900 millions de salaires. Et les 4 milliards de la loi de finance votée par l’assemblée nationale pour relever Dakar Dem Dikk ne sont toujours décaissés. Alors, nous sommes obligés de cotiser pour remplacer les pièces de rechanges. Ce qui n’est pas de notre droit. Aussi, avec la nouvelle direction, met-on en place un business-plan pour une nouvelle gestion afin de relever les 300 bus qui sont en panne et recevoir 235 bus chinois et 200 bus indiens. Parce que, si continue, l’entrée scolaire risque d’être hypothéquée. Au moment où je vous parle, il y’a 4 marchés de 50 à 100 millions qui ont été lancés pour l’achat des pièces détachées. Il y’a 4000 batteries qui sont venues pour une équivalence de 200 bus à récupérer».

Lamine DIEDHIOU


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