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DATE DU 20 MARS Pourquoi Macky ne peut pas reporter le référendum

  • Date: 23 février 2016

Après le choix de la date du 20 mars pour le référendum sur les réformes constitutionnelles, des réactions fusent de partout y compris dans le camp du président de la République pour demander le report de ce dernier. Gadio du Mouvement politique Lutjot Jotna et Moussa Tine de l’Alliance Pencoo sont des alliés qui sont convaincus du caractère dispendieux de cette consultation populaire et surtout de la légèreté des points à soumettre au Peuple. Étant entendu, bien sûr, qu’en croire de nombreux acteurs et observateurs de la scène politique, la quintessence du travail de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) n’a pas été tenu en compte. Les points relatifs notamment au régime parlementaire, à la séparation des foncions de chef de l’État et de chef de parti, la coupure du lien ombilical entre la Chancellerie et le parquet et bien d’autres points n’ont pas été tenus en compte.

Dès lors, ils sont nombreux les Sénégalais à se demander s’il est nécessaire d’engager plus de 3 milliards à assoir des réformettes qui contiennent certes des avancées, mais pas aussi significatives qu’on l’aurait souhaité. Il s’y ajoute les rigueurs d’une campagne électorale sur fond de polémiques entre partisans du « oui » et du « non ». Sans oublier tous ceux qui ne comptent pas surtout aller voter. Des partisans du boycott qui peuvent aussi avoir gain de cause. Tout indique, aujourd’hui, que partisans et alliés du président Sall vont battre campagne pour le « oui » de l’honneur tandis que ceux de l’opposition vont exactement faire le contraire pour démontrer que le président de la République n’est plus crédible.

C’est dire que la démocratie sénégalaise a peu à gagner dans cette consultation.
Et pourtant, le président Sall ne pourrait pas reporter sine die le référendum. Pour une raison de respect de sa propre logique. Il n’est pas possible, pour lui, de dire qu’il va faire 7 ans par respect de « l’avis » du Conseil constitutionnel qu’il appelle même « décision », pour aller à l’encontre de ce que ce conseil recommande à savoir le référendum. Le président Sall serait en contradiction avec lui-même c’est-à-dire, avec sa propre logique. Se faisant, il dédierait à pour la seconde fois. Partant, il est bien obligé d’aller au référendum contre l’avis de ses propres alliés dont certains ont été cités supra.

L’autre argument qui est non moins important, c’est que ses partisans et lui-même ne cessent de crier à hue et à dia que le « oui » allait permettre au Sénégal d’amorcer des avancées importantes en matière de démocratie. Ils partent, en effet, l’idée que les réformes sont très significatives à leurs yeux comme le fait de verrouiller pour toujours le mandat présidentiel à 5 ans, de doter un statut au chef de l’opposition, d’augmenter le nombre des membres du Conseil constitutionnel, d’accentuer le recours en inconstitutionnalité, de mieux assoir les conditions d’un contrôle par le Parlement de l’action du Gouvernement, etc. Il est, dès lors, impossible pour le président de la République de revenir sur cet engagement en laissant subitement entrevoir l’idée d’un référendum inutile ou presque.
Il s’y ajoute que les centaines de millions engloutis dans le travail des membres de la Cnri et tous les efforts que ces éminents intellectuels ont fourni seraient vains.

L’autre objectif du référendum
C’est dire qu’il y aura forcément un référendum le 20 mars. Des consultations qui vont permettre au Président Sall de tester sa cote de popularité et celle de ses alliés. S’il perd avec un « non » majoritaire, il devra revoir sa stratégie de campagne pour 2017, une autre occasion de test important avec le risque de cohabitation.
Si les électeurs s’abstiennent de voter, ce sera une autre forme d’échec pour lui, ses partisans et autres alliés. Ces derniers doivent prier alors pour que le « oui » l’emporte. Car, sinon, il faudra s’attendre à des remaniements d’ordre chirurgical du gouvernement avec le départ de beaucoup de ministres et de hauts cadres d’institutions publiques.

Qui plus est, Benno Bokk Yaakaar (BBY), Macky 2012, Benno ak Tanor et autres souteneurs seront aussi testés dans leur efficacité à répondre aux attentes de Macky d’abord en 2017, ensuite en 2019. Si les alliés faisaient preuve d’inefficacité, il faudra s’attendre à des divorces politiques brutaux et inattendus. Car le président est beaucoup plus préoccupé qu’il ne le laisse paraitre.
Comme quoi, il ne faut surtout pas sous-estimer le 20 mars, la date anniversaire de la première alternance au Sénégal survenue un 19 mars 2019. Comme quoi, l’histoire a toujours la propension à bégayer…

Assane Samb

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