Accueil / Confidences / De « Guédiawaye voyons grand » à « Guédiawaye ville-lumières, ville-chantier » : Les atouts d’une gestion de la collectivité basée sur des valeurs

De « Guédiawaye voyons grand » à « Guédiawaye ville-lumières, ville-chantier » : Les atouts d’une gestion de la collectivité basée sur des valeurs

En 2014, les mandats des collectivités locales arrivaient à expiration. Les perspectives faisaient émerger des ambitions partout. Durant la campagne, beaucoup de promesses furent faites et les populations élurent sur des bases de confiance. Maintenant que la législature tire à sa fin, il est du devoir des responsables sortants de rendre compte chacun et chacune de leur gestion. Cela relève même d’une obligation morale, d’une éthique et d’une tradition démocratique.

A Guédiawaye, cette logique est respectée. A l’époque, l’actuel maire de ville débarquait dans la localité en étranger pour beaucoup, en néophyte de la politique pour d’autres ou en tocard pour des plaisantins. Le terrain s’avérait rude. Il fallait donc un plan stratégique performant pour convaincre et gagner la guerre.

L’évaluation diagnostique présentait globalement Guédiawaye dans un bas niveau de développement sur tous les secteurs. De cette situation d’insatisfaction, Aliou Sall a forgé le concept de « Guédiawaye voyons grand » qu’il muta, par la suite, en slogan de campagne. Il s’agissait, en clair et en résumé, de tirer la collectivité locale vers le haut. En d’autres termes, de faire voir le bout du tunnel, de faire sortir la tête de l’eau, de faire émerger. Trois ans durant, ou en est-on par rapport aux promesses ?

Les populations elles-mêmes apportent la réponse qu’elles résument en l’expression « weddi giss bokku ci » (on ne peut nier le concret). Au propre comme au figuré, Guédiawaye est devenue une ville-lumières. Les réalisations sont visibles à travers un faisceau fondé sur nos valeurs, sur un style de management de type nouveau, sur les principes juridiques de pilotage. Donc, sur des résultats concrets.

• Une vision à la fois éclairée et éclairante de l’équipe municipale
Quatre axes-phares déterminent la politique municipale :
Axe 1 : Une gouvernance efficiente
Axe 2 : La modernisation des infrastructures et des services
Axe 3 : L’émergence économique
Axe 4 : Une solidarité agissante et un partenariat fécond

• Un bureau municipal arc-en-ciel et monolithique en même temps
Dans sa composition, on y retrouve tous les partis significatifs de la mouvance présidentielle comme de l’opposition, la localité étant un grenier politique.
Un tel état de fait est de nature à présager des difficultés dans le fonctionnement des instances qui en émanent. En réalité, il n’en est rien. Le miracle de Guédiawaye fait que, s’agissant des intérêts de la ville, tous font abstraction de leur appartenance partisane et agissent comme un seul homme, comme une seule femme. Ici, « Guédiawaye mooma saff » (le développement de Guédiawaye est ma seule et unique préoccupation) est dans tous les esprits. Alors, les décisions au cours des instances se prennent facilement et toujours ou presque à l’unanimité.
Les réunions sont toujours élargies à des experts dans des domaines objets de réflexion ou ouvertes à des personnalités locales.

Depuis deux ans, des retrouvailles sont organisées pour la communauté et par elle-même dans sa représentativité, avec la participation active d’experts dans différents domaines d’intervention, pour faire le bilan d’étape des réalisations et décider ensemble des perspectives de développement. Pour plus de productivité, elles sont délocalisées dans un espace hôtelier plus propice.

Les réunions de coordination sont systématisées en intra et inter-directionnelles ou l’on partage sur les questions arrivées à maturité sous les angles suivants : problèmes / causes / conséquences / solutions. Concernant les remèdes, un cahier de charge est défini à travers l’outil du Qqqocmp (Qui doit faire quoi ? Quand ? Ou ? Comment ? Pourquoi ? Avec quel moyen ?)
Lors des rencontres, une atmosphère de détente et de convivialité règne en maitre absolu du début à la fin. Le maire de ville lui-même? dès son entrée? déclenche les « hostilités ». Il provoque et incite à la provocation par l’humour, la parenté à plaisanterie (Sérère/Peul/Diola), les taquineries (monogame/polygame, awo/niaarel), etc.

• Des nominations basées sur l’efficacité et des équipes de coordination aguerries et soucieuses de réussite
Dans l’ensemble, des Termes de références (Tdr), des cahiers de charge, des plans d’opérationnalisation, etc., sont définis, de façon formelle ou non, au niveau de chaque structure en congruence avec l’orientation politique globale de la municipalité ; l’objectif étant évidemment de parer à tout pilotage à vue. La validation des actes s’élabore progressivement selon un processus ascendant du bureau à la coordination générale en passant par la division et la direction.

Des réunions intermédiaires sont tenues au besoin pour réguler, mettre à niveau, partager, échanger, harmoniser, mutualiser, etc. Deux sites se constituent en sentinelles : la direction de cabinet et le secrétariat général.

La nomination à ces postes, comme aime le rappeler souvent Monsieur le maire de ville, est basée exclusivement sur des critères de rentabilité. Alors, on n’hésite pas à aller trouver le profil outre-méditerranée en la personne d’une dame, d’une Marguerite Thatcher allais-je dire, engrangeant par la même occasion les critères émergents dans la nomination que sont la diaspora et le genre. Dans les faits, notre Dc actuelle est une femme courtoise, à l’abord facile, avec une écoute attentive et un accueil hospitalier côté cour. Seulement côté jardin, elle reste inflexible en tant que gardienne d’un temple si l’on veut transgresser les principes, l’orientation, les fondements, la vision. Somme toute, une main de fer dans un gant de velours comme disait l’autre.
Quid du secrétariat général ? Dans la pratique, les critères de choix du maire ont vite fait de se dévoiler. L’homme se révèle être un gisement expérientiel. Depuis l’institutionnalisation de Guédiawaye en ville, il a vu passer tous les maires dans l’ordre de succession, intégrant de la sorte un capital de modes de gestion riche de sa diversité. Mieux, l’homme draine un CV for alléchant surtout dans le domaine de la gestion des ressources en général, humaines en particulier.

• L’implication permanente des populations bénéficiaires
Ici, on prend à cœur le postulat selon lequel « tout ce qui se fait ou se dit, ou se décide sans moi est fortement supposé être contre moi ».
Conséquemment, toutes les strates de la société se mobilisent en bloc en amont, en cours et en aval de l’opérationnalisation des décisions arrêtées selon la formule de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut : Asc, Gpf, chefs de quartier, autorités religieuses et cultuelles, acteurs culturels, réseau des femmes enseignantes, etc.

Le citoyen lamda de Guédiawaye n’accorde aucun crédit à la thèse selon laquelle Aliou Sall n’est pas d’ici. Cette idée est vite tournée en dérision et ses porteurs désignés à la vindicte publique. C’est de l’enfantillage dit-on. D’autres, plus radicaux, la considèrent comme une superstition grossière d’esprits attardés. De leur avis, « djouddoo thi deukk bi mbaa deukk thi deukk bi, défar deukk béé ko gueunn » (naitre ou habiter n’a aucun sens, le propre du citoyen étant de construire la cité).

• Une collaboration étroite avec l’administration déconcentrée
L’administration décentralisée et l’administration déconcentrée étant les deux mamelles de l’Etat, une coopération étroite est attendue de façon pérenne. C’est exactement le cas ici surtout que neuf compétences sont transférées de l’une vers l’autre. A tous les niveaux ou presque, la ville investit, équipe et fait fonctionner.

L’éducation s’impose en tête des priorités. Globalement, les dépenses se répartissent à travers les activités ci-après : fête de l’excellence, cours de préparation aux examens et concours, activités des Cle (Collégiens et lycéens pour l’émergence), activités des clubs d’élèves et d’étudiants, amélioration du cadre de vie des écoles et établissements, conception et élaboration de fascicules, cours de soutien, cours d’élite (préparation au Concours général), etc.

Mais, parmi les gestes qui ont élevé Guédiawaye au-dessus de la mêlée, figure en pole position la dotation à l’Ief d’un véhicule 4X4 flambant neuf au moment où la structure en avait le plus besoin.

Présentement, les chantiers sont en train d’être terminés dans le cadre global d’un maintien des acquis, de leur élargissement et de leur dépassement à la fois quantitatif et qualitatif. Ainsi, dans une dynamique d’allègement des charges éducatives aux parents indigents pour la plupart, la ville a pris en charge l’entièreté des frais d’inscription de tous les élèves en séries S1, S2, S3 et T au niveau de tout le département de même que la dotation des apprenants en intrants scientifiques (matériel de géométrie et machine à calculer).
Les services directionnels (Ia et Ief) ne sont pas en reste pour le renforcement de la mobilité, de la conduite automobile, du gardiennage, etc.
Le projet de Bloc scientifique et technique (Bst) est en passe d’être une réalité sur fonds propres de la ville.

La collectivité pourvoie aussi les collèges et les lycées, l’Ia et l’Ief en ressources humaines (chauffeurs, vigiles, femmes de charge, informaticiens, agents de service, agents administratifs, secrétaires, infirmiers, sages-femmes, etc.).
Pourtant, dans cette même veine, on retrouve la santé, le sport, les loisirs, la culture, l’environnement…

• Le maire de Ville, un homme de hauteur, une pieuvre aux tentacules géants
Aliou Sall est un homme moderne qui sait tirer les leçons de l’histoire. Il incarne les valeurs universelles tant chantées par des penseurs émérites, des humanistes de renom et des hommes de culture chevronnés à travers le temps et l’espace dont quelques-unes sont exprimées ainsi qu’il suit sous la forme de viatique, de ligne politique, d’orientation, etc.

Voltaire :
1. « L’esprit bien éclairé ne hait pas, ne médit pas, n’envie pas ».
2. « Travaillons sans raisonner, c’est le seul moyen de rendre la vie supportable ».

Rousseau :
« Rome se remplie de philosophes et d’orateurs ; on négligea la discipline militaire, on méprisa l’agriculture, on embrassa des sectes et l’on oublia la patrie ».

Antoine de Saint-Exupéry :
1. « Gouverner, ce n’est pas écraser, c’est comprendre, c’est protéger, c’est assurer le développement normal de chaque puissance en la défendant contre les autres et parfois contre elle-même ».
2. « S’il est bon que des civilisations (ou des idées ou des orientations) s’opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu’elles s’entre-dévorent ».

Vêtu de ce seul manteau axial qui vaille, Aliou poursuit, imperturbable, son chemin vers la réussite.
Communicateur hors pair, le maire de ville de Guédiawaye n’a pas besoin de vaincre, tellement il sait convaincre par la pertinence, la cohérence, la fécondité et la faisabilité de ses idées. Alors, c’est par grappes que de partout les gens adhèrent, tous statuts confondus, à ses thèses. De l’intérieur comme de l’extérieur du pays, beaucoup de partenaires sortent de leur discrétion en déclarant combien cela leur fait plaisir de travailler avec lui.

Aliou Sall, ce n’est pas des spéculations, ce n’est pas des cogitations, ce n’est pas des tergiversations, ce n’est pas autre chose de ce genre. Aliou Sall, c’est la preuve par l’exemple. Seriez-vous tenté de vous attaquer à lui d’une manière ou d’une autre à Guédiawaye, son champ d’expérimentation, son laboratoire politique ; vous mettez, à coup sûr, votre vie en péril. Tous ceux et toutes celles qui, de bonne foi, se trompent sur lui, le voyant d’un œil négatif, peuvent bénéficier de sa part de l’excuse de l’ignorance.

• Un bilan très honorable faisant de Guédiawaye une ville-lumières, une ville-chantier
Au propre comme au figuré, la ville brille de mille feux.

Dans le processus de leur réalisation, les projets se présentent de la sorte en trois pôles :
– Pôle 1 : Ceux déjà ficelés et en instance de commencer : université arabo-islamique, cimetières toutes confessions, centre de formation aux métiers de la santé, Pole d’accès à internet et aux services associés (Pisa), salle de spectacle (temple de la culture) d’une capacité de 1000 à 1200 places, etc.

– Pôle 2 : Ceux qui sont en cours de réalisation : mosquée Sileyman Baal, hôtel de ville, éclairage du littoral, assainissement de la ville, construction et pavage des routes, Bloc scientifique et technique (Bst), etc.

– Pôle 3 : Ceux qui sont déjà terminés : rénovation du stade Ndiarème, aménagement de l’esplanade du stade Amadou Barry, réhabilitation des Cem Pikine-Est, Darou Salam, Ogo Diop ainsi que du lycée Banque islamique ; appuis divers aux structures de santé, d’éducation, de sport, d’environnement et de culture ; dons aux populations à l’occasion des fêtes ; mise en place d’un dispositif de veille pour prévenir les catastrophes, etc.

A la moindre occasion, les citoyens font des révélations, des aveux de taille et des prières de type :
• « Prochainement, je suis candidat à la mairie de la ville de Guédiawaye Incha Allah. Mais, avec un tel bilan déjà, je reste sans illusion » ;
• « En toute franchise, je révèle que j’avais voté contre vous, monsieur le maire, simplement parce que l’inconnu épouvante. Aujourd’hui, je regrette profondément mon geste » ;
• « Nous sommes des opposants à un régime politique porté par un parti au pouvoir, nous ne sommes nullement des opposants à des actes de développement de notre chère localité » ;
• « A quelle école de quel pays avez-vous été formé, Monsieur le maire, à la gestion de la collectivité ? » ;
• « Votre arrivée tardive à Guédiawaye a porté préjudice à la localité, Monsieur le maire » ;
• « Aliou, plus loin, plus vite, plus fort, plus haut »…

Dans un tel paradigme, comment ne pas donner raison aux populations de Guédiawaye qui, jalouses de leur idylle, semblent se constituer en bouclier humain et, à l’unisson, raillent ses adversaires en ces termes : « Fagne-na Aliou Salloo, Roog a debb no kholloum, o fagnine fagne-fagne, ta wathiathie-thiaaa » (si haineux qu’on puisse être à l’endroit de Aliou Sall, cela ne peut nullement l’empêcher d’avoir la bénédiction d’Allah Swt et de remporter toujours des victoires de plus en plus glorieuses).

Par Mamadou FAYE
Conseiller spécial du maire
Email : mamadoufayeiden@yahoo.fr

À voir aussi

Une paradoxale ambiance de Campagne (Par Momar Seyni Ndiaye)

Le décor d’un scénario Macky-Idy au second tour paraît déjà planté – Idy a tiré …

Hervin Ongenda La galère d’un ancien Parisien: « Le pire joueur que j’ai croisé »

Hervin Ongenda, 22 ans, a quitté le PSG en janvier 2017. Aujourd’hui, l’ancienne grande promesse …