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Dèche, financements occultes, non-implication des jeunes : difficile sera le combat

 Jour J-11. Le Sénégal se prépare pour un référendum de tous les dangers. Si les trois premiers sont passés comme lettre à la poste, le quatrième sera pour l’actuel Président, un véritable combat. Loin d’être gagné. Beaucoup de facteurs viennent, en effet, de gripper la marche du Peuple. Un scrutin qui va se tenir à 10 jours de la fin du mois et des fêtes pascales, avec tous ces mauvais points comme les financements par ci, par là et ce silence des jeunesses.

Thérèse Diouf Faye porte le combat au sein de l’Apr. Mais est-ce que les jeunesses apéristes et la Cojer vont suivre les pas ? Difficile de faire une prédiction. En effet, les teenagers du Sénégal ont mal. Aujourd’hui, les autorités n’ont pas impliqué cette frange importante dans sa composante référendum. Les jeunes se sentent isolés. Laissés à eux-mêmes. Les jeunesses libérales, socialistes et d’autres formations politiques sont en veille. Un signe dangereux. Parce que le Président ne doit pas se fier à ces mouvements triés sur le volet et qui viennent au palais, le sourire banania. Au Parti socialiste (Ps), au Pds, il y a des jeunes très engagés qui auraient pu être écoutés, consultés. C’est leur avenir qui est en jeu. Et ils ont leurs idoles. Et ils ne sont pas, dans ce carré d’as. Ils sont dans toutes les sphères. De l’informel à la haute société. Ils sont en âge de voter. Et massivement. Pour certains, le système n’a pas changé. Au chômage, à la recherche d’un El dorado, ici, sans revenus, ils sont sans repères. Pas même le minimum, pour survivre. Les portes du travail leur sont fermées. Et ce sont des citoyens sénégalais et non des « Citizen » ou des habitants de l’espace « Shenghen ». Ils ont besoin de participer. La tendance n’est pas bonne. Avec le « non » de ces esprits rebelles. Et que dire du secteur privé isolé. Ce premier partenaire de l’État n’a pas, lui aussi, participé aux échanges. Les juristes ont repris leurs toges et travaux pratiques. Laissant le plus gros du travail aux politiques. Aujourd’hui, on voit, de part et d’autre, des promesses de financements qui se chiffrent à des millions. Ce sont les femmes qui seront les agnelles du sacrifice. On ne prête pas aux pauvres. Car la femme est avant tout chef de famille. Cet argent est distribué au compte gouttes. Après une montagne de procédures. Et le partage n’est jamais équitable. L’apport constitue un goulot d’étranglement. Mieux, si les financements pouvaient consolider un régime, le Parti socialiste (Ps) n’allait pas quitter le pouvoir. Avec ces milliers d’associations et groupements de promotion féminine nichés au ministère.

Alors que le Sénégal se prépare pour un grand référendum. Les trois premiers se sont bien passés. Mais, aujourd’hui, tout a changé. La belle machine mise en place est grippée. À cause de certains collaborateurs du Président qui ne semblent pas trop emballés. Combien étaient-ils à crier, haut et fort, leurs options pour un mandat à 5 ans ? En quelques jours, ils semblent plus enthousiastes. Alors qu’ils sont toujours bien nichés dans la capitale sénégalaise. Aucun responsable n’est dans sa base parce que c’est la peur, les lendemains incertains.

Les populations semblent perdues. Face aux fins de mois déjà difficiles, le vote qui se tiendra, le 20 mars, ces électeurs qui devront repartir, dans les zones rurales, pour le devoir citoyen, les fêtes pascales où il y aura le « ngalax », à préparer, etc. Ce qui risque d’arriver, c’est un fort taux d’abstention. On attend la guerre des six jours, pour voir, comment les politiques pourront inverser la tendance. L’autre front compte en son sein, des « gourous » de la communication.

Ndèye DIAW

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