DÉCHETS RADIOACTIFS Le Sénégal n’est pas doté d’armes nucléaires, mais…

L’Autorité de radioprotection et de sureté nucléaire (Arsn)  organise  une rencontre, depuis hier, dans la capitale sénégalaise sur le protocole additionnel au traité de non prolifération des armes. Un atelier qui a enregistré la présence  des experts du centre pour la recherche sur la vérification, la formation et l’information (Vertic).

Au Sénégal, des dispositifs importants ont été pris pour protéger les Sénégalais contre les déchets radioactifs. À en croire  le  Docteur Aram Boye Faye, Directrice générale l’Autorité de radioprotection et de sureté nucléaire (Arsn), « le Sénégal n’est certes pas doté d’armes nucléaires ou de centrales nucléaires, mais les matières radioactives sont utilisées dans de nombreux secteurs comme l’agriculture, la recherche, la médicine et l’industrie. Aussi, une bonne part de ces ressources est transportée dans des conteneurs en uranium et doit faire l’objet d’une déclaration périodique à l’agence AIE. » Et d’ajouter : « Les injections effectuées  par l’Autorité de radioprotection et de sureté nucléaire (ARSN) permettent d’établir un inventaire mis à jour de façon continue de ces sources et une comptabilité des matières nucléaires identifiées dans certaines structures. »

Le représentant du Premier ministre du Sénégal,  Babou Diabou Dia, a révélé que « du fait des enjeux multiples liés à l’usage de plus en plus  généralisée de ces substances radioactives en général et du nucléaire en particulier, il y va de la sécurité et du bien-être de toute l’humanité que ce secteur soit contrôlé ». Toujours pour le Conseiller technique du Premier ministre du Sénégal, « la mise en place de l’Autorité de radioprotection et de sureté nucléaire (Arsn) est dictée par la volonté de nos gouvernants de promouvoir une meilleure règlementation et une bonne sécurisation des sources radioactives et par le souci de contrôler et de règlementer la détention, l’usage, le stockage, l’élimination sous forme de déchets radioactifs et le transport dans tout le cycle de vie des sources de rayonnements ionisants et de matière radioactives et ce dans le but primordial de protéger les travailleurs, les populations et l’environnement ».

L’objectif de l’atelier est de fournir un soutien au Sénégal dans le processus de ratification et de mise  en œuvre de ce protocole en collaboration avec les acteurs concernés dans le contexte et les dispositions du protocole et des implications éventuelles.

Ibrahima Khalil DIEME

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