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DECIDES A INTERNATIONALISER LEUR DIFFEREND AVEC L’ETAT-LES ELEVES-MAITRES VONT SAISIR LA CEDEAO

Face au refus catégorique du gouvernement et du ministère de l’Education de les intégrer dans la Fonction publique comme ils le souhaitaient, les 690 élèves-maitres haussent le ton et comptent porter l’affaire devant la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Le collectif sera en assemblée aujourd’hui, mardi, au siège du Saemss-Cusems pour faire le point sur le dossier.

Le collectif des 690 élèves-maitres a signalé l’expiration du délai de recours dont le ministère disposait pour le dépôt d’un rabat d’arrêt après la notification de l’arrêt de la chambre administrative de la Cour suprême, le 06 novembre 2015. Alors qu’ils attendaient jusqu’ici une réaction du gouvernement, notamment de faire recours à la décision judiciaire ou de procéder à leur réintégration dans la Fonction publique, les élèves-maitres comptent saisir la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour obtenir gain de cause. Le porte-parole du collectif Babacar Sakho et cie  veulent ainsi internationaliser le combat pour la restitution de leurs préjudices financiers, moraux et psychologiques estimés à 1 milliards 138 millions 500 mille FCfa. Cela, suite à leur exclusion par arrêté ministériel des Centres régionaux de formation du personnel enseignant (Crfpe), après 5 mois de formation.

« Une assemblée générale sera tenue aujourd’hui et suivie d’un point de presse au siège du Saemss-Cusems pour essentiellement parler de l’état actuel du dossier. Egalement informer que la Cour n’a pas jusqu’ici reçu un rabat d’arrêt venant du ministère, alors que le délai de deux mois pour recourir au niveau de la Cour a expiré », nous dit-on. Pour rappel, Me Henry Valentin Blaise Gomis interpellé par nos soins avait souligné dans un entretien que le Concours de recrutement des élèves-maitres (Crem) est indivisible. Il doit être annulé pour tout le monde pour le respect au principe de légalité des citoyens devant l’Etat.  Pour lui, « le principe de l’indivisibilité du concours doit être de mise. L’arrêté ministériel est illégal. L’autorité doit respecter la décision de la Cour suprême ».

Sud quotidien

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