DEGUERPISSEMENT Les habitants de la cité SONES expulsés.

Pendant que presque tous les Sénégalais s’affairent autour des préparatifs de la Tabaski, une tragédie est en train de se jouer à quelques encablures de la Présidence de la République sénégalaise et des autres grandes Institutions nationales (Parlement, CESE, Primature). En effet, les pouvoirs publics s’apprêtent en effet à expulser les habitants de la cité SONES du plateau  ou cité Madeleine, adossée à l’hôpital Aristide Le Dantec. Et pourtant, les habitants de cette cité, descendants d’anciens ouvriers de la société d’approvisionnement des eaux de l’Afrique, comptent parmi les plus anciens résidents de la ville de Dakar, compte non tenu des autochtones lébous ! La  vie suivait son cours dans cette paisible cité jusqu’au jour où les techniciens ont décidé de construire un nouveau château d’eau, qui devait remplacer l’ancien devenu vétuste, mais cela ne devait en rien perturber la quiétude de cette communauté. Malheureusement, c’est dès la fin de ce chantier qu’avertissements, sommations et injonctions vont commencer ! Il y a quelques mois, une des grandes chaînes nationales de télévision s’était même fait l’écho de ce drame dans son émission intitulée “sama gox” (mon quartier). Une dizaine correspondances, qui auraient été adressées aux plus hautes autorités de notre pays sont restées sans suite, selon les représentants des habitants de la cité SONES. Alea jacta est ! Oui, le sort en est jeté ! Après plusieurs mois de luttes, de manifestations mais aussi de plaidoyers, négociations et de recours, la dernière réunion tenue avec les autorités le 18 septembre a arrêté les dispositions pratiques d’évacuation des lieux, en cette sainte période de l’Aïd-el Kébir, où Dakar vidée de la grande majorité de ses « provinciaux » semble devoir être plus propice aux opérations de déguerpissement ! En fin de compte, des indemnités variant entre 500.000 F et un million de francs ont été alloués à des pères de famille ayant en charge des jeunes gens, pour la plupart sans emploi et auxquels on avait pourtant promis le recrutement à la SONES. A titre de comparaison, les anciens travailleurs de la Présidence de la République et de l’hôpital principal, qui logeaient dans des habitations précaires à la Corniche Est (cité militaire), auraient, en son temps, bénéficié, chacun, d’une villa à la cité Jaxaay et d’une enveloppe de cinq cent mille francs. Abou Diouguel Bâ, délégué de quartier de la cité SONES, qui est le porte-voix d’une communauté composée d’une vingtaine de familles est inconsolable. “Que vont devenir ma bananeraie et mon troupeau de moutons ? ” marmonne-il !

 

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