Confidences

DEMAIN, JE SERAIS HORTICULTEUR

  • Date: 23 juin 2015

Il était une fois, un métier merveilleux qui s’appelait l’horticulture. Versailles et les grands châteaux de France ont été son paradis depuis le XVI ème siècle. De grands noms au service de grands espaces, voilà ce qui a fait l’histoire de cette profession qui va traverser l’histoire de la vie autour de la terre.

Au moment où la construction de nombreuses universités est annoncée par l’Etat, imaginez quelle belle place y aurait occupé ce métier merveilleux d’horticulteurs. Pourrait-on imaginer les plus belles avenues du monde, aujourd’hui, sans leurs arbres de bordure, les fleurs et tous les parfums y provenant ? Enfants comme adultes, des hommes comme les femmes, tous ont un sens inné du parfum qui peut provenir d’une feuille, d’une branche et d’une fleur d’hibiscus ou de roses.  Tout cela, on le doit aujourd’hui, pour demain aussi, au génie vert de gens qui enseigneront comme le magicien Le Nôtre à Versailles au 17 ème siècle, la science de l’aménagement des espaces verts et des plantes sauvages ou ornementales dans les écosystèmes urbains surtout.

Un homme et une obsession : la terre et le beau. André Le Nostre (en écriture ancienne) ou Lenotre, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dessine dès 1656, les nouveaux jardins du château de Vaux-le-Vicomte pour Nicolas Fouquet. Il travaille alors en coordination avec Louis Le Vau et Charles Le Brun entre cette date et l’année 1661, selon les sources écrites, réalisant parterres, plans d’eau, bosquets et un renversement de perspective. Ce chantier lui assurera une renommée internationale. En effet, en mai 1657, il devient contrôleur général des bâtiments du roi et de là, prendra son envol. Maître de ce qu’on appelle aujourd’hui, l’aménagement des parcs et jardins, cet homme devrait avoir sa photo plantée dans tous les lieux où des plans verts ont été organisés. André Le Nostre sera ainsi, le jardinier d’exception du roi Louis XIV de 1645 à 1700 et aura pour tâche de concevoir l’aménagement du parc et des jardins du château de Versailles visité tous les jours par des milliers de touristes.

Qui a dit que l’art de jardiner n’était pas un métier ?  Nous voici tout au début de ce qu’on pourrait qualifier de l’émergence de la science des espaces verts. Pour le Sénégal de demain, les horizons ne s’éclairciront pas dans le domaine, si l’on ne fait pas en sorte que les futures écoles d’horticulture puissent s’adapter aux normes du monde d’aujourd’hui avec ses jardins au sol et par le haut des terrasses. Dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme  et du renouveau urbain, la clarté de la vision serait de travailler davantage à insérer les questions vertes,  au cœur des concepts de développement.

La ville verte est certes une autre utopie des temps modernes ; mais le temps est venu de repenser la vie de la cité autour de l’aménagement des espaces verts, d’un reboisement intelligent privilégiant des espèces d’essence tropicale comme la mangue, l’oranger, le citronnier, le goyavier, le bigaradier etc. Si la folie du citron vert a gagné la ville de Dakar, avec tous ces jeunes garçons qui proposent sur les grandes voies, leur bol rempli de ce fruit exotique,  elle le doit bien à la science de ces jeunes techniciens qui ont réussi l’introduction de pépite comme le citronnier de Sicile.

Il reste cependant dans ce bel univers des plantes, bien des choses à découvrir comme toutes ces fleurs aussi vivaces et variées comme les hibiscus, les rosiers et autres espèces d’essences tropicales ou réintroduites qui sont dans les connaissances enseignées aux élèves de cette école du génie environnemental sans aucun moyen aujourd’hui. Dans le monde, il existe aujourd’hui selon les spécialistes, quelque 7000 espèces de  plantes consommables. Les connaissances actuelles n’ont permis selon eux,  de n’en découvrir que 700. Seulement 1/10 ème du total disponible.

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