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Dépenses publiques :Une augmentation de 104,4 milliards en  août

Les ressources mobilisées à fin août 2018 (1471,7 milliards) se sont renforcées de 3,7% en glissement annuel alors que les dépenses, chiffrées à 2017 milliards, ont progressé de 5,5%. Globalement, le déficit budgétaire est estimé à 545,3 milliards, contre 493,3 milliards un an auparavant.

 La gestion budgétaire a été caractérisée par une évolution modérée des principaux agrégats. Ainsi, les dépenses globales sont évaluées à 2017 milliards à fin août 2018, soit une augmentation de 104,4 milliards en glissement annuel, apprend-on, du point mensuel de conjoncture de  la  Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Cette situation reflète l’accroissement des dépenses courantes, partiellement contrebalancé par le repli des dépenses d’investissement. En cumul à fin août 2018, les dépenses courantes, estimées à 1233,5 milliards, ont augmenté de 12,6% sous l’effet des charges de fonctionnement, de la masse salariale et des intérêts sur la dette publique qui ont enregistré des hausses respectives de 11,9%, 11,8% et 17,3% pour s’établir à 606,8 milliards, 446,2 milliards et 180,5 milliards. En effet, la progression des dépenses de fonctionnement est tirée notamment par l’accroissement des transferts et des subventions, tandis que celle de  la masse salariale est portée par les récentes revalorisations ainsi que les rappels et les régularisations. S’agissant des investissements, note la Dpee,  ils se sont contractés de 33,9 milliards sur un an pour se situer à 783,5 milliards à fin août 2018. Cette diminution est principalement perceptible à travers les dépenses en capital sur ressources intérieures qui ont diminué de 8,2% pour se situer à 475,5 milliards. Cette orientation, explique-t-on, a été atténuée par la progression des investissements financés sur ressources extérieures qui se sont raffermis de 2,9% pour s’établir à 308,1 milliards à fin août 2018. Concernant les ressources, elles sont essentiellement composées de recettes budgétaires à hauteur de 1331,1 milliards, de dons pour un montant estimé à 119,1 milliards et des ressources du FSE évaluées à 21,5 milliards. En glissement annuel, les ressources ont progressé de 52,4 milliards sous l’impulsion, principalement, des recettes fiscales qui ont enregistré une hausse de 29,9 milliards. Selon  la source, le bon comportement des recettes fiscales est à la faveur de la bonne tenue de l’impôt sur le revenu, des recettes douanières hors pétrole ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre. Quant aux taxes sur les activités financières, spécifiques sur la consommation et sur le pétrole ainsi que la contribution au développement économique, elles ont amélioré la collecte de ressources. Toutefois, cette dynamique a été amoindrie par une baisse des recettes perçues au titre du pétrole, notamment sur la TVA à l’import, la TVA intérieure pétrole et le FSIPP qui ont, respectivement, reculé de 11,0 milliards, 10,9 milliards et 3,2 milliards.

 

Zachari BADJI

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