Accueil / ECONOMIE / Dépenses publiques- Plus de 534 milliards de FCFA en 10 ans pour les  secteurs sociaux

Dépenses publiques- Plus de 534 milliards de FCFA en 10 ans pour les  secteurs sociaux

La politique budgétaire expansionniste a longtemps constitué l’instrument privilégié des autorités publiques en vue d’éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités, à travers la création d’activités génératrices de revenus.

Les dépenses publiques destinées aux secteurs sociaux, sur la période 2004-2014, se sont considérablement accrues en valeur absolue, passant de 342,4 milliards en 2004 à 876,5 milliards en 2014,  soit  une  augmentation de 534,1 milliards. C’est ce qu’a indiqué une étude : « Impact des dépenses publiques sur la pauvreté et les inégalités sociales au Sénégal ». Toutefois, rapportées aux dépenses publiques totales hors prêts nets, il ressort que la part des dépenses sociales est restée quasi stable sur la période sous-revue, tournant autour de 35% du total, sauf en 2012. Pour cette année, les dépenses sociales ont en effet drastiquement baissé à 14,6% des dépenses totales. Cette coupe a touché toutes les lignes de dépenses sociales, aussi bien l’éducation, la santé que les autres secteurs sociaux.

En termes de structure, l’éducation est le secteur qui bénéficie le plus des dépenses de l’Etat. En moyenne sur la période, précise cette étude publiée par la direction générale de la planification et des politiques économiques, les dépenses destinées à l’éducation ont représenté 65% des dépenses sociales totales, leur part étant en continuelle progression (59,2% en 2004 contre 70,8% en 2014). Le secteur de la santé occupe la deuxième place dans les dépenses sociales, représentant en moyenne 19% du portefeuille sur la période sous-revue.

Il faut, cependant, noter que sa part dans les dépenses sociales diminue progressivement, passant de 24,3% en 2004 à 16,8% en 2014. Ainsi  les autres dépenses sociales regroupent celles destinées à la justice, au  développement social, à l’environnement, à l’assainissement et à l’hydraulique rurale. Ces secteurs ont occupé en moyenne 16% des dépenses sociales entre 2004 et 2014 et, à l’instar de la santé, leur part a progressivement diminué de 16,5% en 2004 contre 12,4% en 2014. « La répartition des dépenses sociales suivant les dépenses de fonctionnement et en capital, met en exergue la prédominance de celles courantes sur toute la période sous-revue. Ces dernières ont représenté en moyenne 73%, leur part restant globalement stable entre 2004 et 2014 »,  souligne  la source. Et d’ajouter, en dehors de l’année 2004, il faut noter que la part des dépenses sociales en capital n’a jamais atteint la barre des 30%. Considérant les secteurs de destination des dépenses, il ressort que les dépenses sociales de fonctionnement sont en moyenne principalement absorbées par l’éducation  avec 77,4% et  15% pour la santé.  Les autres secteurs sociaux ne représentent que 7,6%. Par contre, les dépenses sociales en capital, sont quasi équitablement réparties entre trois groupes : 31,1% pour l’éducation, 29,8% pour la santé et 39,1% pour les autres secteurs sociaux.

Zachari BADJI

À voir aussi

Pape Dieng, Dg Sonacos: « Nous ne pouvons pas agir sur le prix d’achat de l’arachide »

« Aujourd’hui, nous avons 5 620 tonnes d’invendus, dont les 5 200 sont pour la Sonacos », …

Pays surendetté ou en situation de surendettement: Le Sénégal  épargné

Le Fonds monétaire international vient de publier son rapport sur l’Afrique subsaharienne : « Perspectives économiques régionales …