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DERRIÈRE LE RÉFÉRENDUM DU 20 MARS Bataille en vue d’un gouvernement élargi ?

  • Date: 14 mars 2016

 Le Sénégal est un et indivisible. Tous les leaders, opposition comme pouvoir aiment ce pays. Mais ils ont un drôle de manière de l’exprimer. Mais, chacun, à travers ce référendum du 20 mars, veut au-delà de cette grande date, démontrer au président de la République, sa volonté de cheminer, redorer le blason de sa formation, remobiliser, bref une sorte de primaire mais bien à la sauce sénégalaise. C’est Macky Sall qui appréciera, le 21 mars prochain.

La grande mobilisation est lancée. Le front du ”Oui” face au front du ”Non”. Mais derrière cette guerre psychologique, se cachent-ils d’autres intérêts ? Tout porte à le croire. Depuis les dernières élections locales, beaucoup de leaders ont retrouvé un second souffle.  C’est normal. Parce qu’être Maire, cela vaut tous les sacrifices. La base est devenue indispensable, de nos jours, en politique. Surtout au Sénégal, où le social a une part importante. Demandez au pouvoir actuel, comment on a dû changer de fusil d’épaule.

Chaque camp veut faire un clin d’œil au pouvoir et à cette jeunesse dont plus de 50% est en âge de voter. Avec une moyenne d’âge de moins de 35 ans. Les acteurs du ”Oui”, avec une bonne moitié sans Cv en béton, sans grandes bases, battues dans leurs quartiers qui ne vendent pas les programmes du président de la République, éloignés des militants inaccessibles. Et dans l’autre camp, des Maires populaires, connectés avec le peuple, la communication, leur hobby, anciens frères, amis, sympathisants de Macky Sall. La famille libérale en quelque sorte. Et des ”Wade boys”.

En plus, ce référendum intervient dans un contexte de crises cycliques. Trop de fronts ont été ouverts, par des proches de l’actuel Président. Ils vont de la traque des biens mal acquis, avec l’incarcération de Karim Wade, la galère des travailleurs sénégalais, heures supplémentaires qui aidaient le pauvre salarié, toujours étranglé par l’imposition,  la maladresse de certains dirigeants, les fuites dans la presse ou réseaux sociaux, etc. À cela, s’ajoute ce « fipou » à Benno Bokk Yakaar (BBY). On y joue franc-jeu. On se croirait à un derby de Champions League. C’est la pensée unique. La grande offensive destructrice pour conserver postes et privilèges. Sans penser aux militants et populations.

Ainsi, à deux ans de la présidentielle et à un an des élections législatives, les nouvelles réformes mises en place par le chef de l’État ne favorisent pas trop certains leaders. Les candidatures indépendantes et d’autres mesures vont donner du tournis à certaines formations politiques.  Ce qui explique les sorties de plus en plus nombreuses de juristes, de consultants, de tous horizons.

Une campagne avec mille enjeux. Où il y a des postes à pourvoir, par ci, par là. Dans le prochain gouvernement, il faut des têtes pensantes pour donner corps aux réalisations de l’actuel régime. Abdoulaye Wade l’a su, en 2000. C’est avec Macky Sall qu’il a commencé à faire la sieste comme Newton. Et peaufiner des solutions de tonnerre pour faire émerger le Sénégal. Il faut des investissements, un pays sécurisé, des emplois fiables ni dans le bâtiment, ni dans les ruelles de Dakar, ni dans l’informel, mais des ressources humaines haut de gamme. Pour cela, il faut des hommes et femmes dégourdis, engagés et surtout travailleurs.

Chacun y va, avec ses méthodes. Macky Sall est le maître du jeu. Un jeu qui signifie président de la République. Il nomme à tous les postes civils et militaires. Et chaque mercredi, jeudi, c’est selon, il y a la guillotine. Et pas question de penser à un recyclage.

Ndèye DIAW

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