25 octobre, 2014
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Des policiers énervés tabassent deux taximen avant de les conduire au poste

Des policiers énervés tabassent deux taximen avant de les conduire au poste

La rupture, tant chantée par les nouvelles autorités, semble n’avoir pas été entendue dans les rangs de la police nationale. Dans la nuit du samedi 5 janvier au dimanche 6 janvier 2013, des éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) se sont illustrés d’une manière qui n’honore guère leur corps. En effet, vers 1h 30, il y avait un petit bouchon sur le boulevard de la République à hauteur du théâtre national Daniel Sorano. Un embouteillage provoqué par la sortie du nombreux public venu prendre part à l’anniversaire du musicien Ousmane Seck. Eh bien, force est de dire que ce bouchon a énervé les policiers du Gmi en faction sur les lieux qui ont fini par sortir de leurs gonds. L’un d’entre eux a sommé un chauffeur de taxi de se garer et de lui remettre son permis de conduire. L’agent n’a pas apprécié la lenteur avec laquelle le conducteur du véhicule immatriculé DK-4454-P s’exécutait.
L’adrénaline a atteint son paroxysme quand le chauffeur a dit à l’agent tout en fouillant la boite à gants : « Vous pensez que j’ose conduire un taxi sans permis ». Tout ce qu’il ne fallait pas dire. Ces paroles ont, en effet, mis l’agent de police totalement hors de lui. Il a aussitôt pris au collet le taximan pour l’extirper du véhicule, avant de lui asséner un violent coup de poing. Et comme il fallait s’y attendre, le chauffeur ne s’est pas laissé faire et s’est débattu. Le policier conscient de sa bévue a appelé ses collègues en renfort. Intervenus promptement, ces derniers n’ont pas cherché loin, car ils ont pris à partie le pauvre chauffeur et lui ont fait passer un quart d’heure d’enfer avec à la clé des coups de poings, de pieds sous le regard d’une foule médusée. Un autre chauffeur de taxi, sans doute pris de pitié pour son collègue, est alors intervenu pour tenter de calmer les choses. Mais mal lui en a pris. Car il sera à son tour bien bastonné par ce groupe de policiers du Gmi déchaînés qui ignorent certainement la valeur et le respect dus à la tenue qu’ils portaient. Cela, vu la manière dont ils ont traité ces pauvres taximen qui, en vérité, n’ont absolument rien fait. Il faut dire d’ailleurs que la tenue donne tellement de pouvoir à ces policiers qu’ils ont vite fait, après leur avoir fait passer un sale quart d’heure, de menotter les deux taximen avant de les conduire au poste de garde du ministère de l’Intérieur, situé à quelques mètres de Sorano. Le pire, c’est que les deux chauffeurs n’ont même pas eu le temps de fermer leurs taxis qu’ils ont laissés devant le théâtre Daniel Sorano, vitres et portières ouvertes. Force doit certes rester à la loi, mais qu’en est-il de la barbarie et de violence policière gratuite ? Le Général Pathé Seck a peut-être la réponse.

Le Populaire