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DÉSENCOMBREMENT DE LA CORNICHE DE DAKAR Qui en veut à Atépa ?

Il est certain que l’architecte ne l’emportera pas facilement, dans cette bataille qu’il mène de concert avec la Plateforme pour l’Environnement et la Réappropriation  du Littoral, pour le désencombrement  de  la  Corniche  de Dakar.

Les coups ont commencé à pleuvoir de partout. Les derniers en date ? Un   prétendu conflit d’intérêts que vient de lui prêter la presse, et qui reposerait sur une collision avec l’homme d’affaires  Aïdara Sylla. Dans l’affaire d’un nouvel hôtel  en construction sur la Corniche, ce dernier aurait confié  à la presse, que c’est Atepa qui l’aurait, en compagnie de Me Wade,  conduit sur  la Corniche. Pour lui montrer un  terrain de 17 mille 837 m² déclassifié que l’ancien président voulait revendre, par son intermédiaire.   Atépa aurait même promis à Aidara  de lui trouver des partenaires pour la construction d’un  hôtel 5 étoiles, par le biais d’un partenariat avec des Sud-africains, et se serait vu remettre un billet d’avion classe affaires. Seulement,  interrogé par nos soins, voilà ce que Atépa dira de toute cette opération qui sentirait le  conflit d’intérêts.

« L’homme d’affaires, Aidara Sylla, projette bien de construire un hôtel 5 étoiles sur le terrain qui lui a été octroyé sur la Corniche. Sollicité, je lui ai même fait un plan, gracieusement. Sinon, Pierre Goudiaby Atépa n’a pas d’intérêts cachés avec lui. Le dire est un amalgame honteux, dangereux et vicieux. Si j’ai participé tant soit peu à ce projet, en offrant les plans du projet à M. Sylla, c’était contre  la prise en charge de  l’aménagement de la plage des enfants située à un jet de pierres. Cela entre dans nos plans d’aménagement du site. Et comme Aïdara Sylla qui est un ami (nos relations remontent à longtemps, il a  même  été l’entrepreneur du  Haras National  de Kébémer, dont j’ai réalisé les plans),  il  a  accepté de le faire. Pour le bien de tous nos gosses. Pour ceux qui parlent maintenant  de deal, je  reviendrais sur deux choses », s’est défendu Atépa. Toujours est-il que selon l’architecte, « le  ridicule qui entoure  ces  billets d’avion qui me seraient gracieusement offerts, quand tout le monde peut facilement se faire une idée, fut-elle approximative, de mes déplacements aériens mensuels. »

Ensuite, clarifie-t-il, le message de la PERL dont je suis le Président d’honneur, qui ne semble pas bien compris jusqu’ici, ou qu’on essaye d’amalgamer à autre chose. Poursuivant, il précise que personne n’a dit qu’il n’est plus  question de construire sur la Corniche. « Nous avons plutôt avancé que cela doit se faire dans le cadre  d’une concertation qui intéresse toutes les parties, pour garantir les mêmes droits à tous. Comme  nous l’avons déjà suggéré pour un espace libéré numéro 888, sur lequel nous avons incité les riverains porteurs de projets, à investir de façon ordonné pour préserver l’environnement du site. Donc, l’idée  n’est donc pas de nous amuser à vouloir gratuitement faire déguerpir les gens déjà installés sur la Corniche, mais plutôt de réorganiser le peu d’espace qui reste, pour que tout le monde en profite », précise Pierre Goudiaby Atépa.

À l’en croire, c’est ce qu’a d’ailleurs compris  le président de la République, qui vient de renoncer à son terrain,  pour réaffecter le site aux jeunes. C’est une œuvre de longue haleine, parsemée d’embûches. Mais qui est fou pour ne pas comprendre qu’avec ce chantier, des intérêts sont menacés  et que des obstacles de toute nature parsèmeront le parcours, comme nous venons  d’en  avoir une petite illustration.

 Cheikh BA

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