25 avril, 2014
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DESENGORGEMENT DES VOIES PUBLIQUES Dakar commence à respirer

DESENGORGEMENT DES VOIES PUBLIQUES Dakar commence à respirer

La capitale sénégalaise va bientôt respirer. Le préfet de Dakar, de concert avec la ville, a démarré les opérations de désengorgement des voies publiques hier. Cette opération qui vise à débarrasser tout le département des objets encombrant, fera de l’image «Dakar une ville qui étouffe» un vieux souvenir, s’elle venait à se pérenniser.

Mardi matin sur l’avenue Jean Jaurès. Caterpillars, camions plateaux et grues, démarrassent les rues de tous objets encombrant la chaussée, sous l’œil vigilent d’un important dispositif sécuritaire pour encadrer les opérations et étouffer toute velléité de résistance. Etals, tables, cantines, voitures ou épaves de véhicules, chariots, kiosque à café, matériels de construction, motos, bref tout ce qui confère à Dakar l’image d’une ville qui étouffe et qui est susceptible de gêner la libre circulation des personnes et des biens est passé à la trappe. Mêmes des scooters et véhicules en bon état sont embarqués devant leurs propriétaires impuissants qui n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts.

C’est le préfet de Dakar, de concert avec la ville, qui a ainsi lancé les opérations de désengorgement des rues de la capitale sénégalaise. Ces opérations qui ont démarré hier mardi 05 février 2013 concernent toute l’étendue du terroir département de Dakar. Selon le préfet de Dakar Ibrahima Sakho, interrogé par nos confrères de Sud Fm, il s’agit d’opérations simultanées sur plusieurs fronts pour mettre fin à l’occupation irrégulière des voies publiques. «Nous sommes sur le Jean Jaurès vers le ministère de l’intérieur pour nettoyer, mais également il y a d’autres équipes dans les arrondissements des Parcelles Assainies, de Grand Dakar et des Almadies».

Ces objets ont été enlevés du trottoir pour une destination inconnue. Ibrahima Sakho a expliqué que l’opération relève juste d’un «souci de rendre notre capitale accueillante et conviviale. Vous l’avez constaté, Dakar est très encombré par des activités diverses. Nous sommes en train d’y remédier pour rendre nos artères très propres. La cible principale c’est tous les objets encombrants la voie publique, en d’autres termes, naturellement, les marchands dits ambulants». Toutefois, s’est-il empressé de préciser, ces tabliers vont bénéficier d’un «traitement assez particulier et des mesures d’insertion sociale» de la part de l’Etat et la ville de Dakar.

Par contre, «pour les autres objets encombrants notamment les épaves, les matériaux de construction, les kiosques sur la voie publique, bref tous objets susceptibles de gêner la libre circulation des personnes et des biens, ils seront ramassés à partir de l’opération d’aujourd’hui démarré sur l’étendu du territoire du département de Dakar», a-t-il indiqué. Le préfet de Dakar a rappelé que les intéressés «ont été sommés à plusieurs reprises depuis plusieurs mois de quitter les lieux, mais malheureusement le Sénégalais ne régit jamais face à des sommations. C’est toujours par la force publique qu’ils sont contraints à libérer la voie publique», a-t-il dit.

Chez ces tabliers, c’est la tristesse et émoi qui se lisaient sur les visages. Cependant, ils ont reconnu avoir été «avertis juste hier (lundi-ndlr)» tout en regrettant le cours délais qui leur a été accordé.

Les autorités qui, visiblement veulent mettre définitivement un terme à l’occupation anarchique de l’espace par les marchands ambulants, tabliers et autres épaves de voiture, ont mis en place des comités locaux de mise en œuvre et de suivi présidés par les sous préfets au niveau local. A charge pour ces comités, en rapport avec les mairies d’arrondissement et la ville de Dakar d’installer un système de suivi efficace, histoire d’éviter un retour précoce sur ces retour sur les lieux. Pourvu que cela dure!

SudOnline