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Destruction de billet de banque Kémi Séba et son codétenu libres

Le maître des poursuites avait pourtant requis trois mois assortis du sursis contre Kémi Séba et la relaxe pour Alioune Abou Abatalib Sow. Ils sont poursuivis pour destruction de billet de banque, pour le premier, et de complicité pour le second. Cependant en rendant sa décision, le tribunal les a tout simplement relaxés.

Kémi Séba fait a face, ce mardi, aux juges du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre du délit de destruction de billet de banque. Devant le tribunal, le mis en cause a reconnu les faits arguant que c’était juste un acte symbolique. S’agissant de son codétenu Alioune Abou Abatalib Sow, poursuivi pour complicité de ce fait, il a indiqué que ce dernier n’a rien à voir avec ce qui s’est passé. Il a soutenu devant le tribunal que c’est Kémi qui l’avait envoyé à la boutique pour acheter un briquet. « L’objet de la manifestation c’était d’exposer les méfaits de la monnaie CFA. En brûlant le billet de banque je voulais juste faire un acte symbolique. Il faut dire que notre assemblée a été convoquée pour parler des méfaits du néocolonialisme. Mais ce n’était pas pour s’attaquer à la Bceao (Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) ou à la justice sénégalaise », a déclaré Kémi. Avant de poursuivre : « ce n’était pas à l’effet de manquer de respect au public. J’ai brûlé ce billet pour envoyer un signal au peuple. En brûlant ce billet de banque, la seule chose que j’avais voulu, c’est juste d’envoyer un message, un symbole, un cri de douleur ».

Pour sa part, le plaignant c’est-à-dire la Bceao a réclamé le franc symbolique. Les avocats de la partie civile ont soutenu que l’acte posé par le mis en cause relève d’une indiscipline. Et c’est cette indiscipline que la Bceao voulait sanctionner. Pour sa part, le représentant du ministère public tout comme la partie civile a réprimé le geste du prévenu. C’est la raison pour laquelle, le parquetier a requis une peine de 3 mois assortie du sursis.

Concernant son codétenu poursuivi pour complicité, le maître des poursuites a déclaré qu’en achetant le briquet, Sow ignorait l’acte que voulait poser le mis en cause. Sur ce, il a requis la relaxe à son encontre. Pour terminer, les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe d’Alioune Abatalib Sow avant de solliciter une application extrêmement bienveillante de la loi pour Kémi. Toutefois, en rendant sa décision, les mis en cause ont été relaxés par les juges du tribunal des flagrants délits de Dakar.

Cheikh Moussa SARR

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