Détournement de deniers publics portant sur plus de 66,44 millions F CFA- le Daf du Fnpj et son épouse risquent 7 ans de prison ferme

  • Category : SOCIETE
  • By : moussa keita
  • Date : 18 décembre 2015

Directeur administratif et financier (Daf) de l’ex Fonds national de promotion de la jeunesse (Fnpj), Cheikh Ahmed Ben Mohamed Ndiaye et son épouse Ramoutalaye Sow, chef comptable de ladite structure ont été attraits, hier, à la barre du Tribunal correctionnel de Dakar pour détournement de deniers publics portant sur plus de 66 millions F CFA. Si le tribunal suit le réquisitoire du parquetier, les mis en cause risquent 7 ans de prison ferme. Il a aussi demandé au juge de décerner un mandat de dépôt et la confiscation des biens des prévenus à la hauteur du préjudice commis.

Une affaire de détournement de deniers publics portant sur plus de 66 millions F Cfa a atterri, hier, au Tribunal correctionnel de Dakar. Au banc des accusés, il y avait Cheikh Ahmed Ben Mohamed Ndiaye, Directeur administratif et financier (Daf) du défunt Fonds national de promotion de la jeunesse (Fnpj) et son épouse Ramatoulaye Sow, par ailleurs, chef comptable de ladite structure.  Si le tribunal suit les réquisitoires du parquetier, les mis en cause risquent 7 ans de prison ferme. S’agissant des faits, ils se sont déroulés en 2005. Pendant ce temps, les mis en cause ne s’étaient pas unis pour le meilleur et pour le pire mais, ils travaillaient ensemble au Fnpj. En effectuant un audit, un inspecteur du ministère de la Jeunesse avait fouillé ladite structure avant de découvrir un trou de 66,44 millions F Cfa. Il faut dire que ce montant a disparu sans pièces justificatives. L’inspecteur a immédiatement averti Condéto Niang, le Directeur général d’alors pour lui faire part de la situation.  Ce dernier a automatiquement traduit l’affaire devant la justice. Non sans passer par les susnommés. Devant le juge correctionnel, hier, les prévenus ont nié catégoriquement les faits. Selon eux, ils n’ont jamais émis des chèques ou effectué des dépenses sans pièces justificatives. « Les rares fois qu’on a émis des chèques, c’était en l’absence de notre Directeur général qui, il faut le dire, nous laissait toujours une note d’intérim. C’est à partir de cette note que nous prenions l’engagement d’émettre des chèques », se sont défendu les prévenus. Avant de poursuivre que l’audit de l’inspecteur du ministère de la Jeunesse n’est pas fiable. Car, disent-ils,  l’inspecteur n’avait  pas les prérogatives de mener un tel audit mais aussi il ne leur a pas soumis le rapport pour le respect du contradictoire.

L’État du Sénégal réclame un milliard F Cfa

En guise de réponse à une question de l’Agent judiciaire de l’État (Aje), les mis en cause ont reconnu avoir émis des chèques sur ordre de leur chef. « La première émission de chèque sans pièces justificatives s’élevait à 1 million et c’était destiné à Aziz Samb, l’animateur de l’émission Oscar des vacances. Et, la deuxième émission de chèque sans pièces justificatives, est environ 20 millions F Cfa », a indiqué Cheikh Ahmed Ben Mohamed Ndiaye. Appelé à défendre les intérêts de l’État du Sénégal dans cette affaire, l’Agent judiciaire de l’État (Aje) a réclamé un milliard de nos francs en guise de dommages et intérêts car selon lui, le Fnpj n’a pas été créé pour financer Oscar des vacances ou les arbres de Noël.

Pour sa part, le parquetier a requis une peine d’emprisonnement de 7 ans ferme contre les prévenus. Pour justifier son réquisitoire, le représentant du ministère Public a indiqué que les mis en cause n’ont apporté aucune preuve attestant qu’ils ont émis les chèques dans les règles de l’art. Suffisant pour lui de les déclarer coupables. Il aussi demandé au tribunal, au cours de son délibéré, de  décerner un mandat de dépôt et la confiscation des biens des prévenus à la hauteur du préjudice commis. Alors que les faits semblent être trop sérieux, la défense a plaidé la relaxe pure et simple arguant que les accusations sont mal fondées. Dans sa plaidoirie, la défense estime que même le Directeur général d’alors devrait être poursuivi parce que, explique-t-elle, pour émettre un chèque, il faut la signature des deux prévenus et du Directeur général. Toutefois, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 4 février prochain.

Cheikh Moussa SARR

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