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Dette de 5 milliards : La Cepes n’exclut pas de rompre son contrat avec l’État

Le privé risque de ne pas accepter les nouveaux bacheliers orientés. La conférence des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (Cepes) qui rappelle à l’Etat ses dettes, menace de rompre son contrat avec l’État

Selon Mamadou Gning,  l’État leur doit une dette de 5,81 milliards de francs CFA durant l’année scolaire 2016-2017 et environ 11 milliards pour l’année scolaire 2017-2018. « Toutefois, si la dette n’est pas épongée, il lui sera impossible d’admettre les étudiants pris en charge par l’État, au titre de la rentrée prochaine en novembre 2018. Ils ne pourront pas démarrer les cours car les établissements sortant des vacances, n’auront pas les ressources pour financer la rentrée de l’année 2018-2019: prestations dues aux vacataires, remboursement des découverts et facilités bancaires, approvisionnements divers en fournitures et consommables, amortissement des prêts contractés », a fait savoir le président de la Cepes. Toutefois, pour rassurer les parents d’élèves, « La Cepes s’engage à terminer les examens, donner les résultats, délivrer les diplômes et attestations s’il  y a lieu, pour les fins de cycles. Elle continuera à assurer les enseignements jusqu’en octobre 2018 pour les bacheliers 2017 et les masters pour permettre de satisfaire les volumes horaires, bien qu’aucune avance n’ait été faite par l’État ». Cependant, la Cepes estime qu’au moment où les établissements s’organisent pour la rentrée prochaine cette question majeure doit être tranchée pour de bon.

 

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