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Dette de l’état au privé de l’enseignement supérieur : Des chefs d’établissement demandent des solutions immédiates

Le Soleil- Se prononçant sur les difficultés des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes), l’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed), Denise D’Erneville, a demandé aux autorités de respecter le contrat mais aussi de mettre de l’ordre dans le processus d’orientation des étudiants dans le privé.

Depuis le 12 février, les étudiants sénégalais orientés dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) ne suivent plus les cours du fait d’un mot d’ordre de la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes). L’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed),  Denise D’Erneville, à qui l’Etat doit 80 millions de FCfa, a fait face à la presse pour aborder cette actualité.

Pour elle, « l’heure est grave » avec des établissements qui risquent de disparaitre si une solution rapide n’est pas trouvée. « Comment faire des prévisions pour couvrir les charges récurrentes, toutes les taxes, nos impôts et rembourser nos dettes quand l’Etat ne respecte pas les termes du contrat qui nous lie. Notre secteur est menacé pendant que des milliers de milliards sont dépensés dans des activités de moindre importance que l’éducation, la formation et la santé », a d’emblée souligné  Mme D’Erneville. Elle dit regretter que les instructions données par le président de la République, de même que le décret d’avance accordé le 28 novembre dernier, ne soient pas suivis d’effets.

Babacar Sène, premier vice-président de la Fepes et directeur de Iscom, a, lui, dénoncé le fait qu’on ait attendu jusqu’à perdre ce décret d’avance qui était valable seulement pour le budget 2017 et non pour 2018.

19.500 étudiants 
orientés dans les Epes
Par rapport au débat sur la somme due, Abbas Fall, de la Fepes et responsable de l’Institut César, a indiqué que rien que pour la dernière année universitaire, il y a eu 19.500 étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Compte tenu du montant de 400.000 FCfa par étudiant, sans prendre en compte ceux des autres établissements, il a avancé que la dette dépasse largement 16 milliards de FCfa.

« Ce mardi, nous sommes passés du sentiment d’espoir au désespoir quand on nous a appris que le préalable pour que l’Etat paie les arriérés dus aux Epes serait l’audit desdits instituts privés. Où est passé le rapport d’audit de l’Ige en 2017 ? Le ministère de l’Enseignement supérieur détient tous les documents qui ont été réclamés et des structures comme la nôtre ont eu à les fournir dans le cadre de la mission de l’Ige. Nous réclamons la totalité des factures impayées et déposées à ce jour », a martelé Mme D’Erneville. Par ailleurs, a-t-elle informé, il y a beaucoup de zones d’ombres dans le processus d’orientation des bacheliers dans le privé comme « le non respect des conditions de paiement, les défaillances du logiciel campusen, le chamboulement et la ségrégation dont sont victimes les structures qui font les frais du mauvais casting d’un logiciel intelligent conçu à cet effet. L’administrateur d’Etshos-Imed a ainsi demandé de faire l’évaluation du programme de réformes 2013/2017.

Oumar KANDE

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