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Deux visages pour un même pays- Le Sénégal des pauvres et le Sénégal des riches

  • Date: 4 novembre 2015

 Nous sommes en 2015 et le Sénégal est toujours roulé dans la farine par les partenaires au développement. On est pauvre selon le Fmi.  Le chômage, l’urbanisation, la malnutrition, etc. sont là. Au Sénégal, l’on parle depuis quelques temps, de deux citoyens avec des avoirs ! Il s’agit du pétrolier Baba Diao et de l’homme d’affaires Yérim Sow. Alors que tout près, l’Etat  sénégalais cherche 50 milliards. Et si les 14 millions d’hommes et de femmes sortaient 10.000 balles chacun, pour soutenir le président ?

 Des milliardaires sénégalais. Bon teint. On écarquille les yeux. Avec des comptes bancaires à donner un infarctus, au chômeur ou au salarié étranglé par les agios et découverts. Comme ces millions de Sénégalais toujours poursuivis, par les mauvaises politiques d’ajustement et les termes économiques indéchiffrables. Le Sénégal des pauvres. Avec ces hommes et femmes qui courent toujours pour tromper la faim, payer un loyer inaccessible, avoir accès aux soins de qualité, acheter une moustiquaire imprégnée de peur d’être cloué au lit, par l’anophèle. Bref des petits problèmes qui ne sont plus d’actualité dans certains pays. Au Sénégal, il n’y a pas de logements sociaux. Pas d’hôpitaux pour les pauvres. Point de boutiques avec des prix bas. La scolarité y est chère. L’ère des écoles privées est née. Au grand bonheur des anciens instituteurs et ministres… Depuis quelques jours, le Fonds monétaire international nous classe, par on ne sait quelle estimation, une mauvaise note. Sur quel pied danser alors ? La politique a tué les ambitions de nos décideurs. Le chef de l’Etat cherche partout, des voies pour faire émerger une Nation, où chacun tire la couverture sur lui. Pour les pauvres. La désillusion de milliers de diplômés formés dans des filières inopportunes. On accélère les colloques pour renforcer les capacités, se faire de l’argent, sur le dos du pauvre paysan. Toujours dans sa hutte. Mais riche de savoir et d’expériences. Un paysan qui connaît les différents types de sol. Alors qu’il n’a pas été dans une école. Pour les pauvres, c’est encore le financement.  La mendicité déguisée. Alors qu’en France, les banques agricoles sont installées dans les campagnes. Pour appuyer les fermiers. Quelles sont donc aujourd’hui, ces banques qui voudront bien ouvrir, une grande agence dans les zones rurales. Dans le noir. L’eau est une denrée précieuse. Dans certains villages, l’eau de source et embouteillée. Et les populations environnantes ont soif. C’est seulement au Sénégal que vous verrez des femmes appauvries, à cause de l’endettement des micros crédits.  Le Sénégal des pauvres est bien là. Accentué par ce nouveau cercle de riches. Nés sur cette terre de Léopold Sédar Senghor.

Pourtant certains Sénégalais roulent sur l’or

Des compatriotes qui se déplacent dans les plus jolis bolides. Habitent dans des villas, où des mastodontes filtrent l’entrée. Où des dobermans font des rondes. Des compagnons qui ne mangent pas de cartilage. Leur boisson, le lait en carton. C’est le Sénégal des riches. Récemment, un classement fait état de deux Sénégalais liquides comme pas possible.  Une fierté. Le pétrolier Baba Diao et l’homme d’affaires Yérim Sow ont réussi dans leur domaine de prédilection. Le premier nommé s’est investi et y croit. Agrobusiness, élevage d’oiseaux exotiques, le patron d’Itoc a donné vie à un secteur dynamique. Quant à Yérim Sow, il suit les traces de son père. Un homme généreux. Toujours prêt à faire du social, dans la plus grande discrétion. Magnat du bâtiment, des routes, des télécom, de l’hôtellerie, etc., des investissements qui ont porté les fruits.

Mais dans ce Sénégal des riches, certains réussissent à avoir des gains. Les artistes, lutteurs, musiciens… Pour toujours, selon les saisons, accéder à ces hauts d’en haut. C’est le sponsoring ou parrainage. Et d’Abdou Diouf à Macky Sall, aucune autorité ne dit non.  Il ne passe un jour, sans que les autorités ne soient citées. C’est le seul moyen, pour eux de démontrer leur générosité. Alors qu’ils ont des parents fauchés ; la toiture d’une maison manque de s’affaisser. Un neveu dans la dèche. Un ancien camarade de classe qui cherche juste 100.000 f pour démarrer un projet avicole. Leurs portables restent toujours sans voix. Avec des messages différents selon le correspondant.

Combien de Sénégalais sommes-nous à vouloir juste un petit coup de pouce, pour redonner vie à nos quartiers ? Combien de pneus peuvent être recyclés dans le micro jardinage ? Combien de belles et grandes maisons, avec toutes les commodités peut-on construire, pour désengorger Dakar et urbaniser le monde rural ? Avec ce Plan d’émergence. Tout ce qui existe dans la capitale peut être reproduit à Fatick, Guinguinéo, Rao, dans ces bleds inconnus des politiciens. A moins qu’un grand érudit y habite.

Le Sénégal est riche. Il suffit juste de parcourir les archives du Salon des mines organisé par le ministre Ousmane Ngom, pour être édifié. Avec toutes ces pierres précieuses qui sont dans notre sous-sol. Quant à l’or, n’en parlons pas !!! On cherche 50 milliards pour un emprunt refusé à la Ville de Dakar. Et si les 14 millions sortaient chacun 10.000 francs ?

Ndèye DIAW

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