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DEUXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL RUFISQUE MUSIQUE Pour une renaissance de la culture

Après une première édition réussie au forceps, les initiateurs du «Festival Rufisque Musique» remettent ça, du 19 au 26 novembre prochain. Cette deuxième édition, outre la musique traditionnelle et moderne, compte regrouper plus de cent artistes provenant d’autres secteurs culturels. Les organisateurs ont affirmé, lors de leur rencontre avec la presse, leur désir d’inscrire ce festival dans l’agenda culturel du pays, voire mondial. Une seule fausse notée, l’absence d’accompagnement conséquent des autorités de la Ville de Rufisque.
Ce festival, initié par la section culturelle du groupe Edicom, est officiellement lancé par une rencontre avec la presse. Un évènement qui répond, selon les organisateurs, au besoin de promouvoir culturellement la ville de Rufisque, et de la sortir de son ghetto culturel. Selon Souleymane Gueye Cissé, responsable du groupe edicom: «Rufisque fait partie des premières villes du Sénégal, et constitue le trait d’union naturel entre la capitale et le reste du pays. De tout temps, la ville a produit des artistes de renommée internationale mais, force est de constater que, depuis plus de 10 ans maintenant, le secteur de la culture n’est pas pris en compte dans les différentes politiques locales. Nous cherchons donc à mettre, à la disposition du monde des arts, un cadre d’expression et de promotion qui, sans aucun doute, peut aider à booster le développement du tourisme et des autres secteurs corrélés». Et de surcroît, selon Gueye Cissé, Rufisque qui regorge de talents, n’a pas de cadre d’expression pour les artistes. Il n’y a pas de salle digne de ce nom pour permettre aux artistes de s’exprimer, encore moins de grands festivals à l’image de Gorée, Dakar ou Saint-Louis, ses villes sœurs de l’époque coloniale. Les organisateurs du festival ont aussi décrié la mollesse du soutien que la municipalité accorde à l’évènement, mais surtout, «l’absence de vision et d’ambition culturels» de l’actuelle équipe municipale. A cet effet, les promoteurs se disent indignés d’être les parents pauvres de l’institution municipale qui, selon eux, attribuent d’importantes sommes à des manifestations comme la lutte ou les courses hippiques. Et pour justifier leur indignation, les amis de Souleymane Guèye Cissé ont rappelé à l’assistance, que la mairie a décaissé, l’an dernier, 6 millions de nos francs, pour parrainer un combat de lutte, 20 autres millions pour une journée de courses hippiques, et 16 millions pour une cérémonie de remise de prix. Des faits qui écœurent, à juste raison, les professionnels de la culture dans la ville qui affirment que la municipalité «a enterré le dossier de souscription de la ville de Rufisque au patrimoine historique mondiale».

Cependant, ils entendent poursuivre leur engagement à donner à Rufisque une vie culturelle à même d’attirer les investissements nécessaires à sa reconstruction. C’est ainsi que, durant ce festival de huit jours, un programme riche et varié sera présenté au public Rufisquois: une série de concerts avec les principales têtes d’affiches de la ville en mbalakh, hip-hop, reggae et musique traditionnelle vont se succéder sur le plateau qui sera édifié dans le jardin public de Rufisque, mais aussi, des défilés de mode (stylisme et coiffure), de troupes théâtrales, une exposition permanente et une journée de « Don de Sang ». Tout ceci pour faire revivre culturellement la ville de Rufisque et l’imposer dans la liste des grandes villes de culture de ce pays.

Djiby Guissé


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