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Deuxieme université du Cusems : Abdoulaye Ndoye dénonce la gestion de l’Etat

La deuxième université d’été du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) s’est tenue à l’Ecole nationale de Formation en économie familiale et sociale (Enfefs). Placée sous le thème, « Injustice et Iniquité dans le traitement des agents de l’Etat », l’université d’été a été une tribune pour le Secrétaire général, Abdoulaye Ndoye, de revenir, pour le déplorer, sur la discrimination de l’Etat dans la politique de rémunération des agents de l’Etat, le non-respect des accords signés et le silence des médiateurs. S’agissant de l’application d’une justice distributive dans la politique de rémunération des agents de la fonction publique, Abdoulaye Ndoye déplore le fait que « l’Etat qui a le devoir de traiter équitablement tous ses agents d’une même hiérarchie, a mis un système de discrimination au détriment des enseignants : ce qui entraine la démotivation ». Pour le Sg du Cusems, le point de revendication depuis 2011, qui fédère tous les enseignants du moyen secondaire et qui pose un principe de justice et d’équité s’articule autour de l’alignement de l’indemnité de logement sur celle des autres agents du même niveau de qualification. »La revalorisation du statut de l’enseignant, l’instauration d’un système de motivation des professeurs des lycées et collèges du Sénégal demeurent des conditions essentielles pour un environnement scolaire apaisé et un enseignement de qualité , dit-il. Avant d’ajouter : « le syndicat doit non seulement être un outil au service de la réalisation individuelle et collective des professeurs et demeurer le symbole de la résistance contre la discrimination et l’arbitraire ». Face aux différentes interpellations adressées aux autorités étatiques qui font preuve d’une inertie totale sur les différents points inscrits dans le procès-verbal signé, le Cusems précise que « ‘le Gouvernement n’a pas honoré tous les engagements souscrits. A la date du 30 septembre 2015, plusieurs points d’accord ne sont pas matérialisés ». Il s’agit, entre autres, poursuit Abdoulaye Ndoye de  « la publication des résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat,  la délivrance des actes d’intégration, d’avancement et de radiation, issus de l’opération « coup de poing », les mises en solde et le paiement des rappels ». Non sans oublier « la remise en cause de l’accord sur les passerelles ; les retards dans le paiement des salaires des corps émergents et les lenteurs dans la formation diplômante des professeurs titulaires de diplômes spéciaux ». A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la deuxième université d’été du Cusems, le ministre du Budget, Birima Mangara a soutenu que « le gouvernement du Sénégal est un gouvernement responsable qui tient ses promesses et qui allie à la fois ses soucis aux contraintes du moment. Répondant ainsi à l’argumentaire d’Abdoulaye Ndoye qui a déploré « l’inertie totale » du gouvernement sur les différents points inscrits dans le procès-verbal signé. Selon lui, à la date du 30 septembre 2015, plusieurs points d’accord ne sont pas matérialisés ». Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan chargé du Budgetéducation dans un Etat où les besoins sont énormes et les défis importants. Pour lui,  rares sont les Etats qui font des efforts aussi importants que le gouvernement sénégalais engagé pour l’éducation et la formation.  « Ce qu’il faudra retenir c’est que des efforts doivent être faits dans le sens d’une amélioration de cette situation mais également dans le sens de la compréhension de la position du gouvernement », a relevé le ministre.

Rewmi.com/FBF

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